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01-A – Extraits de l'Ouest-Eclair relatifs à Cherrueix 1899 - 1928

Publié le par Pierre Pétour

Extraits du journal

L’Ouest-Éclair


1899 - 1928

relatifs à

 

CHERRUEIX

 


Préambule

     La Bibliothèque Nationale et Ouest-France ont récemment scannérisé et mis à la disposition du public les anciens numéros du journal de l’Ouest-Éclair créé en 1899 et disparu en 1944 pour être remplacé par Ouest-France.

 

     Ces numéros (16.216 numéros pour l’édition d’Ille-et-Vilaine, parus durant 46 années) sont disponibles sur le site de la Bibliothèque Nationale.

 

     Ainsi les 1.156 numéros concernant Cherrueix sont disponibles à cette adresse.

 

     J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir au fil des numéros cette histoire cachée de Cherrueix. J’espère que qu’il en sera de même pour vous au fil de ces pages.

Seuls ont été retenus les articles présentant un intérêt sur le plan de l’histoire locale.

 

     En vous en souhaitant bonne lecture.

Pierre Pétour
10 octobre 2013

 

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L’Ouest-Éclair [1]est un quotidien régional publié de 1899 à 1944 à Rennes mais avec un rayonnement régional.

 

Il a été créé par deux bretons animés d’une profonde foi chrétienne et d’une sensibilité républicaine et sociale : l’abbé Félix Trochu, prêtre en Ille-et-Vilaine et Emmanuel Desgrées du Loü, avocat originaire de Vannes et exerçant à Brest.

 

L’Ouest-Éclair est le prédécesseur  d’Ouest-France qui l’a remplacé à la Libération.

 

 

Son histoire


Le premier numéro, tiré à 1.800 exemplaires, paraît le 2 août 1899, peu de temps avant que le procès de révision d'Alfred Dreyfus ait lieu à Rennes.

Deux Bretons : Emanuel Desgrées du Loû et l'Abbé Trochu, décident en cette fin de siècle de fonder un journal pour appeler l'ensemble des habitants de l'Ouest à rallier la République, à agir au sein du système politique de manière à donner consistance et pérennité à l'action sociale à laquelle ils se dévouaient.

Ceci n' est pas évident pour tout le monde, à une époque où le «Ralliement» de l'Église à l'idée républicaine est tout récent, et où des rêves de restauration peuplent encore les nuits de bien des nostalgiques.

 

 

La Seconde Guerre mondiale


En 1940, c'est la déroute de l'armée française et l'installation des troupes d'occupation à Rennes. Le journal peut-il continuer à paraître sous le contrôle de censeurs militaires, ou bien doit-il s'arrêter ? Au sein du Conseil d'Administration, le débat est grave. Finalement, la décision de continuer à paraître l'emporte, motivée, il est vrai, par des raisons qui, avec le recul, prennent figure de circonstances atténuantes : d'une part, le censeur ne contrôlera pas tout et donc un service pourra être rendu ; d'autre part, 800 familles vivent de leur travail au journal.

Mais deux hommes incarnent le refus de ce compromis : Paul Hutin Desgrées quitte aussitôt son poste de Secrétaire Général ; François Desgrées du Loû, journaliste à L'Ouest-Éclair, fils d'Emmanuel, en fait de même. À leurs yeux, toute censure empêche le journal d'atteindre sa finalité d'informateur indépendant, honnête et fiable. Il s'agit de sauver cet idéal, et non de sauvegarder des installations.

Le dernier numéro paraît le 1er août  1944 peu de temps avant la libération de Rennes par les Américains le 4 août. L'Ouest-Éclair est interdit pour « Collaboration en France ».

 

Ouest-France prend le relais de L'Ouest-Éclair dès le mois d'août 1944.

 

 

 

[1] Wikipedia : L’Ouest-Éclair

 

 

Ouest-Éclair du 31 août 1899 - Page 3

 

 

Accident

 

On raconte que le nommé Coupé, de Cherrueix, qui conduisait la voiture, dont le timon a tué le cheval de M. Durand, huissier à Dol, est resté paralysé à la suite de cet accident, tellement il a été saisi par la peur.

 

 

 

Ouest-Éclair du 27 septembre 1899 - Page 3

 

 

Assemblée du Mont-Dol

 

Ainsi que nous l'avons annoncé, dimanche s'est tenu l'Assemblée du Mont Dol, une des dernières et des plus fréquentées du pays. Ordinairement tout Saint Malo, Saint Servan, Dinan, Dinan, Cancale, etc., s'y rend, qui en voiture, qui en chemin de fer et à bicyclette.

 

On y remarque les jolies filles de Cancale, de Cherrueix, du Vivier, de Saint-Méloir, La Gouesnière, et, sans oublier celles de Dol et des environs accompagnées de leur bons amis qui viennent se divertir et croquer des amandes.

 

Malgré l'incertitude du temps, les trains arrivant à Dol dès le matin étaient en partie remplis de promeneur. Toutefois la pluie du matin a retenu chez elles bien des personnes qui, la veille, avaient l'intention de se rendre à cette fête où l'après-midi, le soleil «s'étant mis de la partie», tout Dol a descendu faire la collation ainsi que cela se pratique chaque année.

 

Sur le Mont on comptait une trentaine de débitants installés sous des tentes et quelques-uns en plein vent, et l'on faisait queue pour se faire servir à boire.

 

Derrière les tentes se tenaient autant de charcutiers avec leurs poêles à frire et leurs broches à rôtir, puis les marchandes de galettes de sarrasin qui, pour se procurer de l'eau pour délayer leur farine la payaient 0 fr. 10 le seau et encore elles devaient aller la chercher loin et la monter.

 

A un moment donné la plupart de tous ces marchands ne savaient de quel côté donner de la tête, surtout lors de l'arrivée des Dolois et tous ont dû faire une recette fructueuse.

 

Il a du en être de même des marchands de gâteaux, noix, amandes et autres installés à la Fête.

 

Les inévitables marchands de confettis, à en juger d'après ceux répandus sur le gazon (pas les marchands, mais leur marchandise) ont eu des clients.

 

Les chevaux de bois étaient pris d'assaut et il fallait se chamailler un brin pour avoir une place.

 

En résumé, beaucoup de petits marchands qui comptaient sur le produit de la vente à cette fête pour payer leur Saint- Michel paraissent n'avoir pas été déçus.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 novembre 1899 - Page 2

 

 

Enseignement

 

M. Bodin, instituteur adjoint à Cherrueix, est nommé à Pleine Fougères en  remplacement de M. Pincemin. Il est remplacé à Cherrueix par M. Lebellé.

 

 

 

Ouest-Éclair du 11 janvier 1900 - Page 2

 

 

Cherrueix / Triste mort

 

Dernièrement, le nommé Joseph Leverdier, âgé de près de 80 ans, tombait d'inanition à Dol.

 

Après avoir été réconforté par les soins de M. Piot, de la ville Nicaui, près Dol, ce vieillard était conduit en voiture à Cherrueix, son pays natal, par les soins de M. Venturini, commissaire de police. Leverdier qui était dénué de ressources et vivait de mendicité, ne pouvant plus marcher fut placé par les soins du Maire dans une ancienne retraite à porcs et. couchait sur la paille qui, d'après ce qu'on raconte, n'était pas de première fraîcheur.

 

Une dame, veuve Bourget, était chargée de donner à manger à ce vieillard, qui est décédé ce jour sans avoir reçu les moins de médecin, raconte-t on.

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 février 1900 - Page 2

 

 

Nouvelle tempête

 

Les pronostics de nos astronome se réalisent. Depuis dimanche soir le vent souffle en tempête sur la région et de nouveaux dégâts sont à redouter.

 

Samedi et dimanche il est tombé de fortes averses et depuis ce matin la pluie et le vent ont fait rage jusqu'à 4 heures.

 

La tempête qui a sévi durant la nuit du 13 au 14 a notamment déraciné et brisé un grand nombre de pommiers, ce qui occasionne une forte perte pour les cultivateur qui, samedi au marché ne s'entretenaient que de ces dégâts.

 

Les pêcheries du littoral ont été aussi endommagées notamment celles de Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 14 mars 1900 - Page 2

 

 

Mort subite

 

Dimanche dernier, le nommé Henri Gazengel âgé d'une soixantaine d'années, demeurant à Cherrueix, s'est affaissé sur la grève en aidant sa femme à décharger un panier de coquet qu'elle venait de cueillir.

 

M. Delépine, maire de Cherrueix s'est porté à son secours et l'aide des sieurs Auguste Poupart et Alexandre Golard, l'a transporté dans une maison voisine mais tous soins ont été inutiles.

 

D'après les « on dit », Gazengel aurait succombé à une maladie de cœur.

 

 

 

Ouest-Éclair du 17 mars 1900 - Page 3

 

 

Mort accidentelle

 

Dernièrement le sieur Alfred Lambert, au service du sieur Couapel, de Cherrueix, a reçu un coup de pied de cheval et est décédé aux suites de ses blessures, quelques jours après non sans avoir enduré de cruelles souffrances.

 

Le sieur Lambert, qui venait de rentrer dans ses foyers, était tort estimé à Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 juin 1900 - Page 2

 

 

Une victime de l'alcool

 

Ces jours dernier, le nommé X. âgé de 40 ans, demeurant à Cherrueix, étant allé dans une ferme où on distillait de l'alcool, en a tellement absorbé qu'il est mort mardi dernier.

 

Avis aux amateurs.

 

 

 

Ouest-Éclair du 31 août 1900 - Page 1

 

 

L'affaire de Cherrueix

 

(De notre correspondant particulier / Cherrueix, le 30 août).

 

Lundi dernier, M. Michel Delépine, pécheur à Cherrueix, en allant relever des filets tendus au banc des Hermelles, à environ 8 kilomètres au large, a été fort surpris d'y trouver le cadavre d'une femme dont l'identité n'a pu être établie jusqu'ici, malgré les recherches effectuées par la gendarmerie de Dol, avisée le lendemain. Cette femme qui n'est pas connue dans le pays est âgée de 45 à 50 ans. Elle avait la figure noire, des ecchymoses au sourcil droit, et une autre sur le nez.

 

Voici son signalement taille 1 m 45, cheveux châtain elle porte une cicatrice ancienne, en forme de coupure à 5 centimètres au-dessous du genou gauche. Elle est vêtue d'un corsage noir, d'un jupon en étoffe noire à petites raies blanches, d'un second jupon en mauvais état très court dont le bas est noir et le haut marron, d'une chemise d'homme en grosse toile marquée au coton rouge F. R.. Cette dernière lettre est à peine visible ; dans la poche du jupon, un vieux couteau, une tabatière en terre et un mouchoir carreaux bleus et blanc marqué au coton rouge L. R.. Son tablier en coton bleu était maintenu par une ficelle.

 

Elle avait à l'annulaire de la main gauche une bague en métal jaune sur laquelle est gravée une feuille de vigne. Sur la poitrine, elle avait an morceau de coton noir à raies blanches de 40 centimètres carré plié en quatre.

 

La gendarmerie est sur les lieux et commence une enquête sur cette affaire. On croit à un suicide.

 

 

 

Ouest-Éclair du 3 septembre 1900 - Page 2

 

 

Nécrologie

 

L'honorable maire de Cherrueix M. Delépine, vient d'être frappé dans ses plus chères affections.

 

Son fils aîné, de 22 à 23 ans, soldat à la section des commis ouvriers à Paris est décédé vendredi 31 août aux suites d'une maladie de dysenterie.

 

Son inhumation a eu lieu aujourd'hui.

 

Nous prions la famille d'agréer nos sincères condoléances.

 

 

 

10/ ?/Ouest-Éclair du 28 octobre 1900 - Page 3

 

 

En ramassant des coques

 

La femme Laurent actuellement à Cherrueix, pêchait des coques sur la grève quand elle fut abordée grossièrement par un inconnu. N'ayant pas sa langue avec ses coques dans son panier, elle répliqua vertement et l'homme, en punition, saccagea la pêche, rossa la femme et emporta le panier.

 

 

 

Ouest-Éclair du 18 décembre 1900 - Page 2

 

 

Une bicyclette vagabonde

 

Ces jours derniers, le vendeur du Petit Parisien à Dol se rendait à bicyclette à Cherrueix. Ayant laissé sa machine d'une valeur de 250 Francs à la porte d'une maison il ne l’a plus trouvée quand il a été pour la reprendre. Fort désappointé il a été forcé de continuer sa tournée à pied.

 

Le lendemain étant retourné il a retrouvé sa bicyclette à la place où il l'avait laissée la veille.

 

On ne connaît pas l'auteur de cette mauvaise farce.

 

 

 

Ouest-Éclair du 18 février 1901 - Page 2

 

 

Bris de kiosque

 

Jeudi dernier les nommés Lemonnier, Aubin et Lebeltel de Cherrueix, qui, dernièrement, ont brisé la kiosque situé dans le jardin de René, Belliard, même commune, ont été condamnés jeudi dernier par le tribunal correctionnel de Saint-Malo à des peines variant de 4 à 8 jours de prison.

 

 

 

Ouest-Éclair du 30 mai 1901 - Page 2

 

 

Dol, le 29 mai

Accident de voiture

 

Le jeudi 23 mai dernier, M. Alfred Lambert, propriétaire à Cherrueix, était venu à la gare de Dol faire une expédition d'asperges. Ses colis déchargés, il se rendit à la petite vitesse afin de remporter plusieurs mannequins vides. En arrivant à la barrière, la cheval, qui marchait à une forte allure, prit peur de couvertures étendues sur la baie et se déroba. M. Lambert, surpris, fut projeté sur le devant de la voiture. Malheureusement, les rênes de bride s'étaient engagées à l'extrémité du brancard, de sorte que le cheval ne pouvant plus se guider, vint butter dans le poteau. Le conducteur voulut sauter à terre, mais son pied s'embarrassa dans les rênes et il tomba sur le visage, se faisant au nez et au menton des blessures par lesquelles le sang coulait en abondance. Il put néanmoins se rendre chez M. Carnet, où des moins empressés lui furent prodigués. Déjà, en descendant la Grand'rue, son cheval, lancé à toute vitesse, avait failli s'abattre au tournant de l'Hôtel de Ville.

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 juillet 1901 - Page 2

 

 

Cherrueix / Un mobilier qui s'envole

 

Le 7 juillet au soir, les gens de Cherrueix étaient attroupés autour de la devanture de Mme Beaulieu, épicière. Le mobilier volait par la fenêtre, les carreaux éclataient et les mots orduriers pleuvaient contre le mari.

 

C'est depuis qu'elle est en instance de divorce qu'elle veut ainsi purger le logis du mari de sa literie et batterie de cuisine. Le mari a réclamé l'assistance gendarmerie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er janvier 1902 - Page 3

 

 

Cherrueix / Assez de scandale

 

On nous écrit :

 

Il n'est bruit à Cherrueix depuis quelque temps, que de l'insupportable scandale donné dans le bourg par une femme que l'autorité publique devrait bien remettre la raison en lui infligeant un bon et sévère avertissement. Cette mégère et son brave homme de mari sont en instance de divorce et chacun d'eux a un domicile séparé désigné par M. le président du Tribunal. L'homme habite le bourg et la femme un peu plus loin.

 

Celle-ci ne crache pas sur les bolées, et quand elle a bu elle devient, chicaneuse et même méchante, parcourant le bourg en gesticulant et en proférant des menaces à l'adresse de tout le monde, avec accompagnement de paroles obscènes.

 

Elle se rend chaque jour chez son mari, brise tout et se livre sur lui, malgré la police, qui, souvent a dut intervenir, aux voies de fait les plus odieuses.

 

L'autre jour, entrant chez M. Bodin, notre honorable instituteur, elle lui a adressé les plus grossières injures ainsi qu'à Mme Bodin et à sa domestique. M. Bodin est, dit-on, dans l'intention de porter plainte et, s'il s'y décide, il rendra, service tout le monde. Car notre bourg, jadis si paisible, ne peut se résigner à supporter plus longtemps les débordements d'une folle dangereuse qui, par ses blasphèmes et ses propos orduriers, est un véritable fléau pour l'enfance et la jeunesse de Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 21 janvier 1902 - Page 3

 

 

Un suicide à Cherrueix

 

Dimanche l'après-midi, vers 3 heures, M. Lecharpentier, principal clerc de notaire à Dol, se présentait au domicile de M. Jean Beaulieu, au bourg de Cherrueix. Après avoir plusieurs fois frappé à la porte sans recevoir de réponse, M. Lecharpentier demanda aux voisins s'ils n'avaient pas vu M. Beaulieu, auquel il avait besoin de parler. Ceux-ci répondirent négativement, ajoutant qu'il n'était pas sorti depuis samedi, à leur connaissance. Connaissant l'état d'esprit de Beaulieu, les voisins pressentirent un malheur ; aussi M. Le Charpentier entra-t-il dans la maison par la porte du jardin. On ne s'était pas trompé Beaulieu s'était pendu à son plancher au moyen d'une corde et d'un turban. M. Le Charpentier s'assura que le pendu était bien mort, le fit constater par plusieurs témoins, et coupa la corde qui retenait le malheureux. Celui-ci tomba sur le dos les jambes relevées. Au moment de l'agonie sans doute, il s'était débattu et le nœud de la corde ayant coulé, le malheureux était tombé sur les genoux.

 

Aussitôt la nouvelle connue, une foule énorme s'approcha de la maison et les commentaires allant leur train, les uns attribuaient la mort à un suicide, les autres parlèrent d'un crime. Il parait certain que M. Beaulieu s'est bien volontairement donné la mort. Depuis longtemps déjà en effet il en avait manifesté l'intention, et, ce n'est que sur les conseils de ceux auxquels il avait confié ses ennuis, qu'il avait tardé à mettre son funeste projet à exécution. Beaulieu vivait séparé de sa femme. Depuis quelque temps une instance en divorce était pendante devant le tribunal, et mercredi prochain les témoins qu'il avait assignés devaient comparaître devant l'un de messieurs les juges du tribunal. Sur l'une des portes de la maison, étaient écrits ces mots: « Je meurs de chagrin».

 

En apprenant cette nouvelle, sa femme, dont nous avons déjà eu occasion de parler, n'a manifesté aucune surprise. La gendarmerie prévenue a fait une enquête.

 

 

 

Ouest-Éclair du 27 janvier 1902 - Page 3

 

 

Cherrueix / Triste fin

 

Nous avons dit la triste fin de M. Beaulieu, commerçant à Cherrueix se suicidant, comme il l'avait écrit sur plusieurs des portes de ses appartements, à cause de chagrins sans nombre que, depuis des années, sa femme lui faisait supporter. M. Beaulieu était estimé à Cherrueix et à la nouvelle de son suicide, bien des cœurs se sont émus au souvenir de ce qu'il avait souffert avant d’arriver à cette extrémité. Si nous revenons sur ce sujet, c’est qu'à Cherrueix on en parle encore et que longtemps encore il en sera question.

 

Depuis qu’il était séparé de sa femme, Beaulieu vivait seul dans sa maison du bourg, couchant dans un misérable lit n'ayant pour le couvrir que les vêtements qu'il portait. Sa femme avait tout emporté à son domicile à elle et elle ne sortait de chez elle que pour faire du scandale, pour tout briser chez son mari. Et Beaulieu se taisait, cachant le chagrin qui le minait, essayant par son silence de calmer cette femme bien connue à Cherrueix.

 

Lundi soir, vers 5 heures, Beaulieu fut porté en terre. Le cercueil était couvert d'un malheureux drap de lit que sa femme avait ̃fini par consentir à donner. Tout le bourg de Cherrueix était près du mur du cimetière, songeant à la fin si triste de celui qui souvent leur avait tant fait pitié.

 

Et pendant que le triste convoi s'acheminait vers la tombe, la femme et la fille Beaulieu, dans un état d'ivresse épouvantable, sur le bord de la route, devant le cercueil criaient sur le mort, lui tonnant les noms les plus grossiers, disant aux enfants d'aller danser sur sa tombe, causant, eu un mot, à Cherrueix un scandale tellement horrible que nous ne pouvons le raconter. Et un témoin nous disait que tout le monde pleurait en voyant ce triste spectacle.

 

 

 

Ouest-Éclair du 15 mai 1902 - Page 2

 

 

Cherrueix, le 13 mai

Un noyé

 

Le nommé Fortin, Thomas Vincent, âgé de 87 ans, domestique de ferme chez M. Huet, adjoint au maire de Cherrueix, a été trouvé noyé, le 11 mai courant, dans une douve qui longe le chemin rural de la Gautrais.

 

Le cadavre ne présentait aucune trace de violence. M. le docteur Maufrais, de Dol, a déclaré que cette mort était due a une congestion par suite d'immersion et ne pouvait être imputée à autrui.

 

Fortin, pour veiller sur les chevaux de son maître couchait dans une loge à côté de la douve où il s'est noyé. D'après les renseignements recueillis, il avait bu dans les villages voisins du champ où pâturaient les chevaux et se trouvait en un état d'ivresse assez prononcé.

 

 

 

Ouest-Éclair du 31 octobre 1902 - Page 3

 

 

Cherrueix / Chien suspect

 

En présence de M. l'abbé Le Criou, vicaire à Cherrueix, le 27 octobre, un chien de forte taille se jetait sur une vache et la mordait à plusieurs reprises. Le témoin jugeant que ce chien était enragé, se mit à sa poursuite, et saisissant une trique qui se trouvait sa portée, l'assomma sur la grève. L'animal portait un collier au nom de Garnier Hardivan (Manche).

 

Le chien a été enfoui sans avoir été soumis à l'autopsie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 mars 1903 - Page 3

 

 

Accident en gare de Dol

 

Jeudi, M. Carré, au service de M. Guigné, demeurant à Cherrueix, opérait à la gare un déchargement de chaux, l'arrière de sa charrette étant tournée vers l'une des ouvertures du wagon. Une erreur d'aiguillage et une locomotive de manœuvre l'engagea sur la voie où se trouvait garé le wagon de chaux et lui imprimer une brusque poussée.

 

La violence du choc fut telle que la voiture tourna sur elle-même. Le cheval ayant buté contre l'un des wagons, eut les reins brisés On dût le transporter sur-le-champ à l'abattoir.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er juin 1903 - Page 2

 

 

Marine de guerre

L'accident du torpilleur 72

 

Les obsèques de Pierre Boulanger. Mort victime du devoir. Magnifiques funérailles. La responsabilité du commandant.

 

Cherbourg, 31 mai.

 

Je vous ai annoncé la mort, après de cruelles souffrances du matelot de 3ème classe Pierre Boulanger, mort victime de l'abordage du torpilleur 72 par le remorqueur Becquet. Le pauvre garçon qui n'était âgé que de 21 ans, était originaire de Cherrueix (Ille-et-Vilaine), et inscrit à Cancale. Il était arrivé au service en février 1902.

 

Ses obsèques ont été célébrées avant hier samedi, à deux heures, à la chapelle de l'hôpital maritime.

 

Le deuil, en l'absence de la famille, était conduit par M. le lieutenant de vaisseau Théroulde, commandant le torpilleur 72. A sa droite marchait M. le capitaine de frégate commandant la défense mobile et sa gauche le commandant en second. Venaient ensuite M. le vice-amiral Touchard, préfet maritime, M. le contre-amiral Borel de Brétizel, major général et leurs aides de camp tous les commandants des torpilleurs de la défense mobile et un grand nombre d'officiers, officiers-mariniers, quartiers-maîtres et marins.

 

Des délégations de chaque corps de troupe suivaient également le convoi. Les cordons du poêle étaient tenus par quatre matelots chauffeurs.

 

Quatre superbes couronnes étaient portées par des marins et avaient été offertes par les officiers de torpilleurs de la défense mobile, par les officiers mariniers de la défense mobile, par les équipages des torpilleurs et par les officiers, sous-officiers et marins de la défense mobile.

 

Un piquet en armes formé par les équipages de la flotte a rendu les honneurs.

 

Au cimetière, le préfet maritime a prononcé l'allocution suivante :

 

« Tout homme qui tombe à son poste, dit-il, et meurt en faisant son devoir, a droit au même tribu d'éloges et de regrets. C'est ce sentiment qui nous réunit tous ici. Nous venons rendre un dernier hommage à cette victime du devoir qui appartenait à la race vaillante et forte des Bretons ».

 

Peu d'instants avant sa mort, Boulanger sollicitait de son commandant un congé pour aller embrasser sa famille. Hélas cette joie lui sera désormais inconnue.

 

L'assistance s’est retirée, vivement impressionnée.

 

Les imputations produites par un journal parisien et semblant mettre tout particulièrement en cause la responsabilité de M. le lieutenant de vaisseau Thoroulde, commandant du 72, ont fait, parmi les équipages, l’impression la plus pénible.

 

C'est, qu'en effet le commandant Thoroulde, excellent manoeuvrier, officier d'avenir, est adoré des hommes qui ont eu l’honneur de servir sous ses ordres.

On a dit que l’officier reposait dans sa cabine au moment de l’abordage a eu lieu. Cest une grave erreur.

Le commandant du 72 n’était pas à la barre il est vrai, mais il était occupé à faire une théorie sur la timonerie à un second-maître mécanicien qui se destine à suivre le cours des élèves officiers.

 

La commission d'enquête s'est réunie vendredi, et M.Thoroulde a déclaré prendre pour lui seul toutes les responsabilités, s'il en était relevé, dans ce déplorable accident.

 

 

 

Ouest-Éclair du 10 juin 1903 - Page 3

 

 

Accident de voiture

 

Un accident qui aura peut être de fâcheuses conséquences, s'est produit mardi après-midi sur la route de Dol à Cherrueix.

 

Vers une heure un quart de l'après-midi, M. Placide Delépine, maire de Cherrueix, âgé de 58 ans, qui avait été appelé à Dol dans la matinée par une réunion du syndicat des Digues et Marais, retournait en voiture au Han, où il habite.

 

A peu de distance de la ferme du Grand-Portail, le cheval, de nature ombrageuse, fit un brusque écart à droite et les personnes qui se trouvaient dans la voiture furent précipitées dans le fossé de la route.

 

Dans la chute, M. Delépine s'est fracturé la mâchoire inférieure et s’est fait une profonde blessure à la tête. En outre, il se plaint de violentes douleurs internes.

 

M. le docteur Brichet, mandé en toute hâte lui a prodigué les premiers soins. Les trois autres voyageurs en ont été quittes pour la peur. L'état du blessé est assez grave.

 

 

 

Ouest-Éclair du 15 juin 1903 - Page 3

 

La Région Malouine

Projet de création d’un autodrome en baie du Mont-Saint-Michel

 

Nous apprenons avec plaisir que le secrétaire de l'Automobile-Club a fait savoir à M. Bourdas que sa communication relative à la création d'un autodrome était très intéressante et qu'elle était mise en bonne place dans un dossier spécial.

 

De plus, lundi, à l'assemblée générale des digues et marais, tenue sous la présidence de M. le vice-président Houitte de la Chesnais, M. Bourdas a demandé qu'on veuille bien émettre un vote reconnaissant la grande utilité du projet d'un autodrome pour le pays en général et les terrains de l'enclave en particulier.

 

Satisfaction a été donnée à notre infatigable concitoyen, sous réserve que la piste ne gênerait en rien l'accès de la mer, notamment pour aller aux pêcheries de Cherrueix, Saint Benoît et du Vivier. M. Bourdas a répondu que le projet comportait de petits tunnels et un pont pour passer le grand bief du Vivier.

 

Une autre objection est présentée : les propriétaires d'autos, dit-on, ne tiennent peut-être pas à un terrain absolument plan comme les grèves du Mont-Saint Michel. S'ils veulent jouer la difficulté, a répond M. Bourdas, rien de plus facile et tout a été prévu par l’ingénieur en englobant la pointe de Roz-sur-Couesnon, par où, avec son attitude d'environ 50 mètres, on pourrait créer les obstacles les plus sérieux.

 

Plusieurs propriétaires d'autos du pays appuient vivement ce projet auprès de leurs confrères parisiens. Nos vœux les accompagnent, car cette création serait une source d'un revenu considérable pour toute notre région.

 

 

 

Ouest-Éclair du 30 décembre 1903 - Page 3

 

 

Nécrologie

 

Nous avons le regret d'apprendre la mort de M. Pierre Perron, recteur de Cherrueix, décédé le 27 décembre dernier à l'âge de 51 ans.

 

Les obsèques auront lieu aujourd'hui mercredi à 10 h 1/2. Nous prions sa famille d'agréer, en celte douloureuse circonstance, nos sincères compliments de condoléances.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 février 1904 - Page 3

 

 

Cherrueix / Un grave incendie

 

Samedi, à 6 heures du soir, un incendie éclatait chez M. Jean-Marie Couapel, à la Croix Galiot, en Cherrueix. Les flammes propagées avec rapidité ont détruit complètement la maison d'habitation, le cellier, l'étable et le refuge à porcs. Les meubles, récoltes et cidres sont perdue ou à peu près. Cinq superbes dindons ont été brûlés.

 

Les pertes évaluées à 7.000 lianes sont assurées.

 

Le feu avait commencé par l'étable quand l'alarme fut donnée par une jeune domestique. La toiture en chaume était déjà la proie des flammes et, malgré tous les secours, l'incendie, par suite d'un fort vent du Nord, se communiqua fort rapidement aux autres bâtiments également couverts en chaume. La toiture en ardoises d'une maison voisine a été également endommagée.

 

 

 

Ouest-Éclair du 23 août 1904 - Page 3

 

 

Cherrueix / Grave incendie

 

Bâtiments détruits, près de 30.000 Francs de dégâts

 

Hier soir, vers six heures, les cris de «au feu» étaient prononcés par les jeunes Henri Le Core, Jean Barthélémy et Marcel Foulon, ce dernier, garçon chez M. Letan, la Larronnière en Cherrueix. A ces appels, plusieurs personnes accoururent et virent en effet que le feu avait déjà commencé son oeuvre une meule de paille et l'habitation de M. Letan étaient eu flammes.

 

De courageux citoyens se dévouèrent et pénétrèrent dans les maisons voisines, aidant à déménager les meubles pendant que d'autres essayaient de faire la part du feu.

 

Malheureusement, il soufflait un fort vent de nord, et les flammes, poussées par le vent, mirent également en flamme les trois maisons voisines, tout le monde était découragé, les gendarmes qui se trouvaient là conservaient seuls leur sang-froid. Le feu était si violent que les trois dernières maisons n'ont pas mis 15 minutes à se consumer.

 

A 8 h ½, un souffle d'espérance passa sur la foule ; la pompe du Vivier-sur-Mer venait d'arriver. Aussitôt elle se mit à fonctionner elle marchait depuis un quart d'heure environ, quand quelqu'un cria a «Il n'y a plus d'eau». En effet, toutes les fontaines étaient à sec.

 

Il n'y avait plus qu'a laisser le feu achever son oeuvre. Un quart d'heure après, quatre maisons d'habitation, une grange, deux maisons de décharge, deux écuries et de nombreux appentis étaient brûlés il ne reste plus que les murs d'un corps de bâtiment qui avait 75 mètres de long et 10 mètres de large.

 

Voici les noms des sinistrés et le montant des dégâts : Joseph Létan, 9.700 Francs, assuré François Talvat, 7.700 Francs, assuré,  veuve Gazengel, 1.500 Francs, pas assurée veuve Delépine, 1.000 Francs, assurée.

 

Ces quatre personnes habitant la Larronnière, les deux suivantes habitent Dol. Ce sont M. Robert, notaire, 1.000 Francs de pertes assuré 600 Francs, et enfin Mme Onno, qui éprouve un dommage de 1.500 Francs, non assurée car elle venait d'acheter la maison il y a six mois. Les causes de ce sinistre sont inconnues, une enquête est ouverte.

 

Signalons aussi l'acte de courage accompli par M. Letan, fils, qui se jeta à travers les flammes pour chercher sa mère atteinte de rhumatismes et fut assez heureux pour la ramener saine et sauve. Il était temps, car peut-être dix minutes après le toit  s'effondrait, ensevelissant tout sous ses décombres.

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 novembre 1904 - Page 5

 

 

Le retour de nos Terreneuviers

 

Cancale, 19 novembre.

Le Diamant, de Cancale, avec comme commandant Fortin, de Cherrueix, qui est rentré au port jeudi soir, a mis trente-trois jours à revenir des Bancs. Et pourtant, il file avec une grande vitesse. Les premiers jours, tout alla bien. L'équipage comptait faire la traversée en 11 jours mais le calme plat survint, et il n'y eut plus moyen d'avancer. Le Diamant devait passer toute la campagne sur le Banc, sans atterrir.

Mais, par erreur du capitaine d'armement, au lieu de recevoir des vivres pour 15 à 18 mois, il n'en reçut que pour 6 mois, et le 15 août, il était obligé d'aller en Angleterre augmenter sa provision de biscuits.

Au retour le biscuit et l'eau manquèrent. Pendant 8 jours, les 33 hommes de l'équipage souffrirent de la faim. Dieu merci, un trois-mats goélette, la Mathilde, de Granville, C. Delaplancbe, passa près du Diamant, l'accosta et lui donna 3 barriques d'eau et du biscuit. En attendant les hommes de l'équipage avaient été trop heureux de voir tomber une averse pour leur donner un peu d'eau qu'ils sucèrent avidement.

La Gascogne, patron Bélet, de Fécamp, n'est pas rentrée non plus au port sans que les hommes de l'équipage se soient trouvés dans l'inquiétude. Le capitaine tomba malade au début de la traversée, et bientôt ne put s'occuper de la direction du bateau qui pendant plusieurs jours s'en alla où il voulait. Heureusement le second aperçut bientôt les côtes de Belle Île qu'il reconnut. Et, arrivé à Belle-Île il envoya une dépêche à l'armateur. Un capitaine vint tirer le bateau et l'équipage d'embarras.

 

 

Ouest-Éclair du 8 janvier 1905 - Page 4

 

 

Incendie à la Croix-Galliot

 

Mercredi 4 courant, vers 2 h ½ de l'après-midi, le feu s'est déclaré subitement à la Croix-Galliot, en Cherrueix, dans un corps de bâtiments appartenant à M. Martin, de Baguer-Pican, et occupé présentement par les époux Letanoux.

 

Le feu, activé par le vent, a en quelques instants, envahi toute la toiture de l'immeuble encore couvert en chaume. Aussi n'est-il resté que des décombres.

 

Tout, fourrages, grains, cidre, a été la proie des flammes seule quelques meubles à moitié brisés ont pu être sauvés du sinistre. Plaignons les victimes qui, actuellement, se trouvent sans asile et sont obligées d'avoir recours aujourd'hui à l'hospitalité de leurs voisins. Heureusement les pertes sont en partie assurées. Signalons en passant qu'une pompe à incendie serait d'une grande utilité à Cherrneix.

 

Beaucoup de maisons sont couvertes en chaume et les incendies sont assez fréquents. Une pompe serait donc d'une grande utilité pour combattre le feu et atténuer les pertes. Il serait difficile de trouver un corps de pompiers homogène parmi nos marins et nos cultivateurs, mais en cas d'incendie il ne manquerait pas de gens de bonne volonté pour la manœuvre de la pompe.

 

 

 

Ouest-Éclair du 16 janvier 1905 - Page 3

 

 

Dol / Conscrits, tirage au sort

 

Le canton de Dol, qui comprend les communes de Dol, Cherrueix, Baguer-Morvan, Baguer-Pican, Epiniac, Le Vivier-sur Mer, Mont-Dol et Roz-Landrieux a fourni 151 conscrits.

 

M. Verdier, de Cherrueix, a tiré le n° 1, et M. Juhel, de Dol, le n° 151.

 

 

Ouest-Éclair du 19 janvier 1905 - Page 3

 

 

Conférence agricole

 

M. J. Le Corre, ingénieur agronome, professeur d'agriculture de l'arrondissement de St-Malo fera une conférence agricole publique à la mairie de Cherrueix, dimanche prochain, 22 janvier, à 2 heures.

 

Sujet : Les Engrais

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 août 1905 - Page 4

 

Cherrueix / Incendie aux Cours du bourg

Avant hier dans l'après-midi un incendie dont les causes sont jusqu'à présent inconnues a éclaté au village des Cours du Bourg en Cherrueix dans une maison habitée par Mlle Eugénie Quémerais. Les pompiers et la population accourus sur les lieux ont dû saper dans la toiture de deux maisons continues pour ne pas laisser se propager l'incendie.

Après plusieurs heures de travail on parvint à se rendre maître du feu. Le mobilier est complètement perdu par les flammes et l'eau. Les pertes s'élèvent à environ 2.850 Francs.

 

 

Ouest-Éclair du 27 août 1905 - Page 3

 

 

Laïcisation de l’école publique de filles

 

Par arrêté préfectoral en date du 14 août, l'école publique de filles de la commune de Cherrueix est laïcisée à partir de la rentrée prochaine qui aura lieu la 11 septembre.

 

 

 

Ouest-Éclair du 2 novembre 1905 - Page 2

 

 

Vols de 240 Francs à Mmes HUREL et AUBIN

 

…..Alors le commissaire se t'appela qu'il devait exister un mandat d'arrêt contre un nommé François Hamon, marchand de volailles à Pontorson, qui se faisait aussi appeler Morvan et Desgranges, mandat lancé par le parquet de St Malo. Le dit Hamon ou Morvan Était inculpé d'un vol de 240 Francs commis en septembre dernier à Cherrueix, au préjudice d'une dame Hurel, et d'un autre vol de 50 Francs commis au préjudice d'une dame Aubin.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 novembre 1905 - Page 5

 

 

Création du bureau de poste

 

« L'Officiel » publie un décret autorisant la création d'un établissement de facteur-receveur dans les communes de Beuzec-Conq (Finistère), Cherrueix (Ille-et-Vilaine) et l'organisation d'un service télégraphique municipal à Ste-Anne de Campon (Loire-Inférieure).

 

 

 

Ouest-Éclair du 18 janvier 1906 - Page 3

 

 

Séance théâtrale

 

Dimanche a eu lieu à Cherrueix une jolie matinée théâtrale. Les jeunes artistes ont été applaudis par trois cents spectateurs. Ils le méritaient. On annonce une nouvelle représentation par les mêmes artistes pour dimanche prochain à St Méloir des Ondes.

 

 

 

Ouest-Éclair du 3 février 1906 - Page 4

 

 

Délit de pêche

 

Les gardes-pêche du Cormoran de Cancale ont aperçu hier un doris dans lequel se trouvait une drague cachée sous des sacs. Le propriétaire M Gallan, de Cherrueix, s'est vu dresser procès-verbal et la drague a été saisie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 24 février 1906 - Page 3

 

 

Tribunal correctionnel / Délit de pêche

 

Gallan, marin à Cancale, a été surpris portant à bord de son doris un filet prohibé dissimulé dans un sac. Le tribunal, considérant que le prévenu avait déjà été condamné en 1904 pour délit de pêche, lui inflige 23 Francs d'amende.

 

 

 

Ouest-Éclair du 24 février 1906 - Page 3

 

 

Sauvetage d’une épave

 

Les matelots Galland et Gazengel ont sauveté à un mille du rivage, un doris sans marque ni numéro, peint en vert d'eau dans le haut et en noir dans le bas. Cette embarcation est en bon état ; elle a été déposée sur la cale du Vivier.

 

 

 

Ouest-Éclair du 3 mars 1906 - Page 3

 

 

L’inventaire

 

A Saint-Broladre l'inventaire aura lieu le lundi 5 mars et à Cherrueix, le mercredi 7 à 9 heures du matin.

 

 

 

Ouest-Éclair du 8 mars 1906 - Page 3

 

 

L’Inventaire à Cherrueix

 

L'inventaire à Cherrueix a eu lieu hier matin à huit heures sans incident. Un millier de personnes assistaient aux opérations, protestant silencieusement contre l'acte arbitraire commis en leur présence.

Mardi soir, une conférence très intéressante a été faite devant un nombreux auditoire, par le Père Aubin, sur la situation actuelle faite à l'église. L'orateur a obtenu un vif succès et a été plusieurs fois interrompu par les applaudissements.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 mars 1906 - Page 3

 

 

Le coup du Père RANçOIS

 

Une plaisanterie, qui a eu pour suite la mort d'un homme eu lieu le 26 février dernier, au village de la Laronnière, commune de Cherrueix. P. Delépine, habitant ce village, voulut montrer à un nommé Alfred Letertre, marin, demeurant au même lieu, comment se faisait « le coup du père François » mais l'étreinte fut tellement violente que Letertre, ayant la respiration coupée, tomba la renverse et se fractura le crâne en touchant une grosse pierre qui se trouvait à terre. Emporté à son domicile il fut, quelques instants plus tard soigné par un docteur, mais la blessure était tellement grave que le malheureux mourut après d'horribles souffrances. Le parquet s'est rendu sur les lieux pour les constatations. 

 

 

 

Ouest-Éclair du 31 mai 1906 - Page 3

 

 

Il tire sur sa femme à coup de fusil

 

Vendredi dernier, à la suite d'une dispute entre les époux Lévêque, tailleurs à la Larronnière, en Cherrueix, le mari alla chercher son fusil et lira sur sa femme qui reçut dans les jambes une quantité considérable de grains de plomb.

Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 30 août 1906 - Page 3

 

 

Fête pour l’inauguration de l’école publique de filles

et du bureau de poste

 

Le 16 septembre prochain, une grande fête aura lieu à Cherrueix, à l’occasion de l'inauguration de l'école publique de filles et du bureau de poste de cette commune. Au programme figurent des courses à pied, de chevaux, etc., un banquet par souscriptions, un feu d'artifice, une brillante illumination du bourg et une retraite aux flambeaux.

 

 

 

Ouest-Éclair du 15 septembre 1906 - Page 4

 

 

Saint-Malo

La voiture d’un cherrulais accidentée

 

La série continue. Avant-hier c'était la voiture du Grand Hôtel de Paramé qui était tamponnée par le tramway, hier, vers 9 heures 40 du matin, c'était le tour de celle de M. Ame, commerçant à Cherrueix.

Le tramway venait de quitter la bifurcation de l'usine à gaz, lorsqu'arrivé devant le chemin qui donne accès la brasserie du Calvaire, il rencontra la voiture de M. Ame qui débouchait de cette voie pour se rendre sur le Sillon. Un violent choc se produisit, projetant le conducteur sur la chaussée. Celui-ci ne se fit heureusement aucun mal. Quant au véhicule, il est sérieusement détérioré.

 

 

 

Ouest-Éclair du 16 octobre 1906 - Page 3

 

 

Arrêt d’un mendiant originaire de Cherrueix

 

La gendarmerie de Redon a arrêté pour mendicité en réunion les nommés Jean-Baptiste-Eugène Chuisnard, 21 ans, marin-pécheur, originaire de Cherrueix (Ille-et-Vilaine), inscrit à Saint-Malo, et Joseph Briand, 23 ans, marin-pécheur, né à Plurien (Côtes-du-Nord), domicilié à Saint-Brieuc, 2, rue de la Corderie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 14 décembre 1906 - Page 4

 

 

Arrivée d’épaves sur les côtes

 

Cancale 13 décembre. La mer continue à rejeter des épaves sur les côtes sans que d'aucune façon on puisse en connaître le provenance.

Hier, le patron Chouanier, du «Marceau » trouvait sur le Vieux-Banc un fût vide, de la contenance d'environ trois barriques et plus au large de Port-Mer un fût de pétrole plein, absolument identique à ceux de l'autre jour. Enfin, un marin de Cherrueix, M. Couapel Laurent, ramenait sur la grève un cinquième fût de pétrole, marqué n° 7.188. Une note vient d'être envoyée dans tous les ports par les soins de l'inscription maritime. Granville le 13 décembre. Comme à Cancale, des épaves viennent à la côte à Granville. On a recueilli plusieurs madriers et fûts de pétrole.

Faut-il croire à un naufrage ?

 

 

 

Ouest-Éclair du 15 décembre 1906 - Page 4

 

 

Des faux frères à Cherrueix

Depuis quelques jours des marchands, se disant frères de Ploërmel et sœurs de Saint-Brieuc, parcourent la campagne et implorent la piété des gens pour ces congrégations, les priant de leur venir en aide en leur demandant de leur acheter des pièces de toile et autres marchandises qui leur sont livrées immédiatement contre signature. Une quinzaine de fermiers de la région se sont laissés prendre à ce piège mais en réfléchissant ses sont rendu compte du tour qui leur avait été joué par ces gens qui sont des marchands de toile du Cantal qui usent de ce stratagème pour vendre leurs marchandises, même aux gens qui n'en ont aucunement besoin.

 

 

Ouest-Éclair du 6 mars 1907 - Page 4

 

 

Un cheval s'emballe

 

Lundi, Mme veuve Ame, commerçante à La Larronnière, en Cherrueix, revenait de Dol en voiture. Son cheval s'emballa subitement et la voiture versa si malencontreusement, que Mme Ame se trouva précipitée la tête sur le sol. On releva la pauvre femme, qui portait une assez grave blessure et avait perdu connaissance.

Transportée à son domicile, elle n'avait pas encore repris ses sens hier matin.

 

 

Ouest-Éclair du 24 juillet 1907 - Page 4

 

 

Incendie dans le bourg

 

Dimanche matin, vers 9 heures, le feu se déclarait dans un appentis couvert en chaume et servant d'abattoir à M. Videloup, boucher à Cherrueix.

Un grand nombre de personnes accoururent aussitôt et le feu put être éteint au bout de peu de temps. Les dégâts, peu importants, sont assurés.

 

 

Ouest-Éclair du 28 juillet 1907 - Page 4

 

 

Cherrueix / Un cheval enragé

 

L'un des chevaux de M. Lebreton, cultivateur à Cherrueix, semblait malade depuis deux ou trois jours, quand, mercredi dernier, il fut pris d'un accès qui montra qu'il était enragé. Brisant sa longe, le cheval mit tout en pièces dans l'écurie, puis il expira après cet accès.

 

 

 

Ouest-Éclair du 4 août 1907 - Page 4

 

 

Accident du travail

 

Mercredi dernier, l'un des ouvriers de MM. Letertre, frères entrepreneurs de plâtrerie à Dol, travaillait dans une maison en construction appartenant à M. Lecrioux.

Par suite d'un faux mouvement, cet ouvrier tomba d'une certaine hauteur et se fit des contusions heureusement peu graves. Dans sa chute, il s'est fait des contusions assez sérieuses.

 

 

Ouest-Éclair du 20 septembre 1907 - Page 3

 

 

Attentat à la pudeur

 

Par ordonnance du médecin, M. Pitrel, 68 ans, tisserand à Dol, souffre de maux aux jambes et le docteur Maufrais de Dol lui a ordonné les bains de mer. Se trouvant sur la grève de Cherrueix, il enleva son pantalon et prit un bain de pied, gardant chemise et veston.

Mais par malheur la mer montait et à un moment donné Pitrel dut relever sa chemise pour ne pas la mouiller et il arriva que des personnes virent alors ce qu'elles n'auraient pas dû regarder.

Poursuivi pour outrage public à la pudeur, Pitrel est condamné à 16 Francs d'amende.

 

 

Ouest-Éclair du 4 octobre 1907 - Page 5

 

 

Perdus sur les bancs

 

Granville le 3 octobre. La Radieuse, arrivée ici de Terre-Neuve, avait perdu quatre hommes sur les Bancs. Le 9 juin, un doris chavirait et les deux hommes qui le montaient, Aubin, 30 ans, de Cherrueix, et Lescalonna, 28 ans, de St-Benoît des-Ondes, se noyaient. Le 23 août, se noyaient de la même façon Ernest Viol, 26 ans, et Louis Foucher, 29 ans, tous deux de St-Benoît des Ondes. 

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 octobre 1907 - Page 3

 

 

Arrestation d'un filou

 

On sait qu'à cette époque de l'année nos campagnes sont parcourues par de nombreux marchands de pommes qui viennent acheter la marchandise sur place. Parmi ces commerçants très honorables il se glisse parfois des escrocs, habiles à exploiter les habitants des campagnes, tel cet individu dont nous allons conter les exploits.

Le 15 octobre dernier, vers deux heures de l'après-midi, un individu étranger au pays et se disant marchand de pommes en gros se présentait chez M. Jean Coquelin hôtelier au bourg du Vivier-sur-Mer. Pour inspirer confiance, cet individu, qui déclarait se nommer Auguste Coblat, remit à Mme Coquelin une enveloppe fermée, contenant, disait-il, des valeurs qu'il avait peur de perdre. M. Coblat déjeuna, dîna, soupa, coucha, chez M. Coquelin, et le lendemain il se disposait à faire de même, mais avant de lui servir à déjeuner, M. Coquelin lui demanda de payer ce qu'il devait. Coblat répondit qu'il n'avait plus d'argent et partit du côté de Cherrueix sans même demander l'enveloppe aux valeurs qu'il avait confiée à I'hôtelière. Celle-ci ouvrit alors la fameuse enveloppe qui contenait tout bonnement une page des Mémoires de Boigne.

Du Vivier, Coblat se dirigea sur Cherrueix. Là, il s'arrêta chez M. Fautou, débitant, fit plusieurs dépenses, paya à boire et demanda à l'aubergiste s’il pouvait lui assurer le logement pour 103 chevaux et 46 hommes qui devaient venir chercher ses achats. Il partit ensuite sans payer.

Il se présenta ensuite chez Mme Bodin, voulant dit-il prendre pension pendant 10 jours. Il y coucha, déjeuna, dîna, puis partit lorsque Mme Bodin lui demanda de payer, se dirigeant du côté de Saint-Broladre. Cependant les victimes de Coblat avaient porté plainte et les gendarmes s'étaient mis à la recherche du filou. Ils le trouvèrent dans un débit de Saint-Broladre, chez M. Trémorin, où il était en train de faire la collation.

Coblat reconnut les faits qui lui étaient reprochés, les gendarmes l'arrêtèrent  aussitôt et le conduisirent à Saint-Malo où il a été écroué.

Auguste Coblat, âgé de 32 ans est originaire de Paimpol, où il habite prétend-il, près de la gare.

 

 

 

Ouest-Éclair du 27 octobre 1907 - Page 3

 

 

Un escroc

 

Lundi soir, vers 9 heures et demie, un individu étranger au pays et ayant un accent breton bien prononcé, se présentait au domicile de M. Pépin, brigadier des douanes à Cherrueix.

Mme Pépin était seule à la maison, son mari était retenu par son service. L'étranger déclara se nommer Auguste Michel et dit qu'il était nommé garde-maritime à Cherrueix depuis le 25 août dernier. Il n'avait pu prendre son service plus tôt car il arrivait de la pêche de Terre-Neuve. Il ajouta qu'il venait chez M. Pépin de la part de M. Bouillon, syndic des gens de mer au Vivier-sur-Mer, et que ne sachant où aller coucher, vu l'heure tardive, il venait lui demander l'hospitalité.

Mme Pépin, ne se doutant de rien, offrit à manger et à boire au soi-disant garde- maritime. Celui-ci mangea et but de fort bon appétit, puis il alla se coucher dans le lit que lui prépara Mme Pépin.

Le brigadier des douanes étant rentré et demeurant près du moulin de la Poultière et demanda à M. Pépin s'il ne le reconnaissait pas. M. Pépin répondit négativement, puis il posa plusieurs questions au soi-disant garde-maritime sur son nouveau poste. M. Michel répondit d'une façon embarrassée, si bien que M. Pépin conçut des soupçons sur la qualité de son hôte. Le brigadier des douanes l'invita cependant à déjeuner, mais Michel qui se sentait brûlé n'insista pas et fila à l'anglaise.

Le lendemain, un marin du nom de Petit, demeurant près du moulin de la Poultière en Roz-sur-Couesnon, venait trouver M. Pépin en lui apportant un livret militaire et son fascicule et disant qu'il était envoyé par un individu se disant garde-maritime à Cherrueix. M. Pépin ayant interrogé Petit, vit alors que le soi-disant garde-maritime n'était autre que son hôte de la veille. Petit ajouta que cet homme s'était fait héberger et nourrir par plusieurs marins de Roz-sur-Couesnon.

M. Pépin alla alors porter plainte à la gendarmerie. Des déclarations faites par M. Bouillon, syndic des gens de mer au Vivier-sur-Mer, il résulte qu'au mois de juillet 1906 le même individu se serait fait nourrir et héberger de la même façon chez des marins de Saint-Benoist-des-Ondes et de Saint-Méloir-des-Ondes. M. Bouillon dut même adresser à M. l'administrateur de la marine de Cancale, un rapport sur cet individu qui doit se nommer Auguste Michel, matelot du commerce, inscrit à Lannion, numéro matricule 4.394. Il était porteur d'un rôle de bateau et d'une carte. Voici son signalement âgé de 45 à 50 ans, taille 1 m 75 à 1 m 80 ; porte toute sa barbe grisonnante et une rosette de la Légion d'honneur. Auguste Michel est activement recherché.

 

 

 

Ouest-Éclair du 30 novembre 1907 - Page 3

 

 

Un adroit filou

 

Un individu, François Lescublet, se disant ancien officier de marine, marchand de pommes en gros, se présentait dans le courant du mois dernier dans les bourgs du Vivier-sur-Mer et de Cherrueix. Là, il commettait des escroqueries chez tous les hôteliers. Arrêté et poursuivi devant le tribunal, il ne comparait pas, disant qu'il est fou. Ce n'est qu'un prétexte, car son dossier apprend qu'il il été examiné par des médecins de Brest pour des affaires analogues et qu'il a été reconnu sain d'esprit.

Il est condamné à 5 mois de prison.

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 décembre 1907 - Page 5

 

 

Terre-neuve !  Ceux qui ne rentrent pas

 

Les marins du cancalais « Croisade» de Cancale, 5 décembre. On est toujours sans nouvelles du terreneuvier « Croisade », de Cancale, qui devrait être rentré des Bancs. S'il a quitté très tard les lieux de pêche, comme se le proposait le capitaine, a-t-il été retardé au large par les mauvais temps espérons-le.

Voici le rôle de l'équipage de ce navire : Amédée Fortin, capitaine, né le 24 août 1873 à Cherrueix, habite La Larronnière, en cette commune, François Maillard, second, né à Cancale le 21 octobre 1880, marié, un enfant, Jean-Marie Poeryoux, saleur, né à Pleudihen le 15 janvier 1869, Pierre-Jules Dioré, maître, né le 14 septembre 1865 à Mont-Dol, François-Marie Panay, patron de doris, né le 28 mars 1876 a Gondelin, François-Marie Muon, patron de doris, né le 25 juillet 1874 à Goudelin, Edouard Trotin, patron de doris, né le 21 juillet 1862, à Créhen, Eugène Bonnie, patron de doris, né le 11 juin 1876 à Pommerit, Gilles-Marie Latroche, patron de doris, né le 15 février 1865 Saint-Clet, Joseph-Marie Gaultier, patron de doris, né le 17 octobre 1863 à Pleudihen, Pierre-Marie Tranchant, matelot, né le 21 mars 1888 à Erquy, Léon-Marie Bonniec, matelot, né le 18 avril 1886 à Pommerit, Jacques-Marie Poulouin matelot, né le 18 juin 1887 à Gondelin, Jean-Marie Kerhardy, matelot, né le 28 novembre 1867 Godelin,  Guillaume Rouxel, matelot, né le 15 septembre 1888 à Gondelin, François-Marie Hamont, matelot, né le 12 décembre 1877, à Quemper-Guézennec, Marie-Ange Grouazel, matelot, né le 15 décembre 1861 à Ruca, Pierre Boulanger, matelot, né le 7 avril 1885 à Cherrueix, Jules-Marie Desnos matelot, né le 13 mars 1886 à Dol-deBretagne, Basile-Eugène Davy, novice, né le 30 millet 1891 à Roz-Landrieux, JulesThéophile Dufait, mousse. né le 10 avril 1894 au Vivier-sur- Mer, François Goliard, matelot, né le 12 décembre 1885 à Cherrueix, Mathurin Lebihan, gravier, né le 7 août 1890, à Plouha.

 

 

 

Ouest-Éclair du 13 décembre 1907 - Page 3

 

 

Un forcené

 

Le 22 novembre, vers huit heures du soir, Robert Ollivier, domestique de ferme, sept fois condamné, se présentait chez M. Coquelin, débitant à Cherrueix. Il mettait son cheval à l'écurie et demandait une chambre pour lui. Il redescendait bientôt de sa chambre, cherchant à entrer chez Mme Coquelin. Le débitant ayant voulu le calmer, et le ramener à la raison, reçut des coups de poing et même des coups de couteau fermé. M. Coquelin parvint à se débarrasser du forcené et à s'enfermer chez lui, mais Ollivier continua à se répandre en menaces de toutes sortes, disant dans qu’il allait tout briser et tuer tout le monde dans l’auberge. Le débitant ne sachant que faire appela M. Pinson qui passait. M. Pinson monta dans la chambre de Mme Coquelin à l'aide d'une échelle et les deux hommes sortirent ensemble pour essayer de mettre Robert Ollivier à la raison. Ils y réussirent, mais non sans avoir reçu des coups. Ils purent ligoter Ollivier qui fut ensuite gardé à vue jusqu’à l’arrivée des gendarmes.

Ollivier est un brutal, sur le compte duquel les plus mauvais renseignement sont parvenus au tribunal. Depuis son exploit du 22 novembre il a de nouveau menacé les époux Coquelin « de leur faire leur affaire ».

Le tribunal condamne Robert Ollivier à 13 mois de prison

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 janvier 1908 - Page 3

 

 

Cherrueix / Disparu

 

Sur le point de se marier, un jeune homme disparaît sans qu'on puisse retrouver ses traces est-il victime d'un accident ?

 

Une disparition qui vient de mettre en émoi la commune de Cherrueix s'est produite dans l'un des villages de cette commune. Un jeune homme de 22 ans, nommé Jean-Marie Allo, marin, demeurant chez ses parents, au village de la Larronnière, a disparu dans les circonstances suivantes Jean-Marie Allo, qui est retraité de la marine de l'État, à la suite d'une infirmité au poignet de la main gauche, touche, de ce fait, une pension. Mercredi dernier, il devait toucher aux bureaux de la marine de Cancale une somme de 239 Francs. Il partit donc de la maison de ses parents mercredi matin, vers sept heures et demie, pour se rendre à Cancale. Il devait faire la route à pied et était frais et dispos. Il dit à ses parents qu'il serait de retour chez eux de bonne heure dans l'après-midi.

 

L'après-midi et la soirée se passèrent sans que le fils Allo revint. Ses parents pensèrent-qu'il s'était attardé à Cancale avec des camarades, mais le lendemain matin ils furent surpris de voir que leur fils n'était pas de retour.

 

Le père Allo se rendit à Cancale et alla demander aux bureaux de la Marine si l'on n'avait pas vu son fils la veille. On lui répondit que non. Le malheureux père, de plus en plus inquiet, essaya de savoir si son fils avait été vu à Cancale au dans les environs, sur la route de Cherrueix. Hélas la réponse fut partout la même, personne n'avait vu le fils Allo.

 

Persuadé qu'un malheur avait dû arriver à son fils, le père Allo le chercha sur la route, fouillant les champs. Toutes ses recherches furent vaines et il dut rentrer à la Larronnière sans aucune nouvelle. Allo devait se marier. Sa fiancée, mise au courant de cette disparition, a témoigné la plus vive surprise. Elle avait vu Jean-Marie Allo les jours précédents et les deux jeunes gens s'étaient entretenus longuement de leur mariage, qui devait avoir lieu mardi. Jean-Marie Allo paraissait très gai aussi sa disparition a-t-elle rempli sa fiancée d'inquiétude.

 

On se perd en conjectures sur les causes de cette disparition. On ne croit pas que le jeune homme ait voulu fuir le pays on ne voit aucune raison à cela et, s'il en est ainsi, on ne s'expliquerait pas qu'avant de partir, il n'ait pas touché la somme de 239 Francs qu'il devait recevoir aux bureaux de l'Inscription maritime à Cancale.

 

Il ne convient pas davantage de penser au suicide. En effet, le jeune Allô n'avait aucun motif de déserter la vie. L'infirmité qu'il avait au poignet ne l'empêchait pas de travailler. Il était d'une humeur gaie et personne à Cherrueix n'admet une pareille éventualité. Il resterait donc que le malheureux jeune homme aurait été victime d'un accident. En ce cas, il est étrange que l'on n'ait pas retrouvé son corps.

 

Le père de Jean-Marie Allo a signalé la disparition de son fils à la gendarmerie, qui a ouvert une enquête. Voici le signalement du jeune homme, avec les vêtements qu'il portait le jour de sa disparition : taille 1 m 70, corpulence moyenne, teint bronzé, cheveux et sourcils châtains, nez fort, casquette bleue, paletot et pantalon noirs avec points blancs, chaussé de bottines neuves piquées au bout.

 

 

 

Ouest-Éclair du 23 janvier 1908 - Page 4

 

 

Un cambriolage infructueux

 

Dimanche, vers 11 heures du matin, M. Jean-Baptiste Aubin, cultivateur à l'Hôtel-Marie, en Cherrueix, quittait sa ferme avec sa famille pour se rendre à Saint-Broladre. En partant il avait soigneusement fermé portes et fenêtres.

A son retour, il fut tout surpris de trouver la fenêtre ouverte, avec un carreau brisé Ayant pénétré chez lui, il trouva tout dans le plus grand désordre, la porte de l'armoire avait été forcée et la serrure pour ainsi dire arrachée. Le linge avait été jeté par terre, les tiroirs vides. Inquiet pour son argent, M. Aubin alla voir ce qu'il était devenu. Les cambrioleurs n'y avaient pas touché, ne l'ayant pas trouvé. Ils s'étaient contentés d'emporter deux vieux porte-monnaie vides restés dans les tiroirs.  Heureux de voir que le cambriolage de sa maison avait été infructueux, M. Aubin remit tout en ordre et alla conter l'aventure la gendarmerie.

Une enquête est ouverte.

 

 

 

Ouest-Éclair du 26 février 1908 - Page 3

 

 

Séance récréative

 

Les jeunes gens du patronage ont donné dimanche une sceance récréative. Les spectateurs étaient nombreux.

L'opérette d'Auguste Thibault a été merveilleusement interprétée par les jeunes artistes chez lesquels se manifeste un véritable talent dramatique.

«La Chasse à l'Ours», comédie en trois actes, a été jouée pour les plus grands. Ils ont |parfaitement interprété leurs  rôles et ont recueilli des applaudissements largement mérités.

 

 

Ouest-Éclair du 15 mars 1908 - Page 3

 

 

Fête du printemps

 

Dimanche prochain, se tiendra à Cherrueix l'assemblée du printemps: Beaucoup de forains augmenteront par leur présence l'attrait de cette première fête de l’année.

 

 

Vol

 

Mme François Perrouzel, de la Larronnière, en Cherrueix s'est plainte à la gendarmerie d'avoir été volée. Un billet de cent francs a disparu de son armoire.

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 avril 1908 - Page 3

 

 

Péris en mer

Deux cadavres sont retrouvés

 

C'est en allant chercher le doris de M. Gilles Galland. du Rageul, en Cherrueix, reparti dernièrement pour le banc, et qui se trouvait à l'ancre, très loin de la grève, presque jusqu'aux pêcheries, que le marin Chistrel, du Lac, en Cherrueix, âgé de 22 ans et son compagnon, l'enfant assisté de la Seine, âgé de 19 ans, domestique chez M. Pierre Lainé, cultivateur au Lac, en Cherrueix, se sont noyés vendredi soir. Chistrel qui a refusé plusieurs engagements pour Saint-Pierre, avait continué, quand il était à terre, de faire la pêche dans ce doris, au compte et en compagnie de Galland.

 

Craignant qu'étant donnée la force de la marée de vendredi, le canot ne partit à la dérive, il avait l'intention de le rapprocher du bord. En allant, il aperçut son malheureux compagnon, qui mangeait sa soupe sur la grève il n’eut pas de peine à le décider à l'accompagner. Il fit également la proposition à plusieurs enfants, les petits Busson, Délépine, et autres, qui, heureusement, refusèrent.

 

Les deux imprudents touchaient bientôt le bord quand, ayant mis la voile, une tempête se déchaîna, qui brisa le petit mât et chavira le doris.

 

Les deux jeune gens, bousculés par d'énormes lames, ne se seraient probablement pas noyés si la mer eût été plus calme, car la hauteur de l'eau était tout au plus de 1 mètre 20 à 1 mètre 30 ils auraient donc pu en sortir sans même savoir nager.

 

Ce n'est qu'hier matin, à la première heure, la mer étant basse, que la mère de Chistrel, Lainé et les voisins, les ont découvert en face la demeure de M. Guyon, meunier, sur la grève de la Haute Rue de Sainte-Anne, à huit ou dix mètres l'un de l'autre et à une centaine de mètres du bord. Le bateau gisait, renversé, voile déployée et mât brisé, non loin des deux cadavres.

M. le docteur Le Jamptel, qui a constaté le décès, craignant, par suite des circonstances dans lesquelles l'accident s'était produit, pour le salut public - les cadavres étant déjà noirs -, a ordonné l'inhumation pour ce matin au plus tard.

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 mai 1908 - Page 2

 

 

Élections municipales

Deux partis opposés le parti de M. Delépine, ancien maire, libéral, et le parti des républicains radicaux. Ce dernier ne s'étant pas présenté, l'élection n'a pas eu lieu.

 

 

Ouest-Éclair du 28 mai 1908 - Page 3

 

 

Résultat des élections

 

Ainsi que nous l’avions  prévu, c’est monsieur Lecomte qui a été élu maire de Cherrueix et Monsieur Lemonnier adjoint.

 

 

 

Ouest-Éclair du 30 août 1908 page 3

 

 

Un grave accident

Mercredi matin, M. J. Bastard, cultivateur à L’Aineguy, en Cherrueix, était occupé à mettre de l'huile dans les engrenages de son batteur. Les chevaux étaient attelés et tournaient assez lentement, quand tout à coup M. Bastard fut pris entre un poteau du hangar et le bout de l'un des brancards et fut ainsi fortement serré.

 

 

Ouest-Éclair du 22 septembre 1908 page 4

 

 

Deux accidents

 

Dans la matinée d'hier, à Saint-Malo, une charrette chargée de pommes appartenant à M. François Lognonné, cultivateur à Cherrueix, a heurté en tournant, l'aiguillage du tramway placé près du phare. Le moyeu du véhicule a été cassé et la cargaison destinée à des voiliers en partance pour Paimpol, est tombée sur la chaussée sans toutefois se déverser.

Au même endroit un cultivateur du même village, a reçu un coup de pied de cheval à l'avant-bras droit. Il en sera quitte pour quelques jours de repos.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er novembre 1908 page 4

 

 

Élections

 

Aux élections municipales complémentaires qui viennent d'avoir lieu à Cherrueix, MM Blin et Plainfossé, candidats républicains, ont été élus.

 

 

 

Ouest-Éclair du 5 novembre 1908 - Page 4

 

 

Cheval emballé

 

M. Nicolas, marchand de poissons à Cherrueix, étant venu a la Houle pour y chercher sa marchandise, avait attaché son cheval et sa voiture, quand le tramway arriva à la Houle le cheval eut peur, cassa son attache et s'emballa à travers les rues de la Houle. M. Félix Thébault, domestique chez Mme Hue, put se rendre maître du cheval qui aurait occasionné de graves accidents, la rue étant pleine de monde attendant le tramway, et d'enfants, qui s'amusaient.

Une baladeuse d'un marchand forain a été renversée.

Là se bornent les dégâts.

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 mars 1909 - Page 4

 

 

Tribunal correctionnel

Les frères Elie et Édouard Goubé, 13 et 17 ans, cultivateurs Cherrueix, ont chassé les petits oiseaux au collet et en temps de neige. Elie Goubé est acquitté, et Edouard obtient le sursis pour 50 Francs d'amende.

 

 

Ouest-Éclair du 16 juillet 1909 - Page 5

 

 

Nouvelles des terreneuvas

 

Sont admis à l'hôpital de St-Pierre

Le 28 juin. L. Le Carvennec, Gravier, de Langoat P. Talvart, Diamant, de Cherrueix,  P. Josse, Madeleine-Davoust, de Plouha P. Louvrier, de l'Amédée, de Cherrueix….

 

 

Ouest-Éclair du 23 juillet 1909 - Page 4

 

 

Régates du Vivier-sur-Mer

 

La saison des fêtes nautiques de la Côte d'Émeraude a brillamment commencé dimanche dernier, par les régates du joli petit port du Vivier-sur-Mer. Courues par un temps radieux avec une fraîche brise, devant plusieurs milliers de spectateurs, venus d'un peu partout. Ces fêtes furent en tous points intéressantes.

L'excellente musique de l'école primaire supérieure de Dol, vint y prêter gracieusement son concours.

 

Voici les résultats

 

Première course : Première série (guidon bleu). Bateaux de pêche n'excédant pas 5 m. - 1er prix, Lévrier, N° 149, patron Louis Rabet, à M. Jules Lecossois ; 2ème : Mascotte, N° 803, patron Roger, à M. Lamort ; 3ème Charlotte-René, patron Gilles Le Mène ; 4ème Caroline, patron Aumont ; 5ème Saint-Georges, patron Théodore Delarogne ; l’'Eugène, patron Maudet, a été disqualifié.

 

Deuxième course : Deuxième série (guidon rouge et blanc). Bateaux de 5 m. à 6 m. inclus. 1er Stella, patron Lamort, à M. Théophile Lemaltre ; 2ème Gloire à Dieu, patron Jean Clairaua, à M. Emm. Lehoërif ; 3ème Célina, patron François Maillard, à M. Fabien Chevallier ; 4ème·Yvonnette, patron Girard ; 5ème La Fleur, patron Raoult.

A cette course la Jehanne d'Arc, patron Girard. à M. l'abbé Lecrioux, de Cherrueix, et La Vague, se sont échouées à l'entrée du chenal.

Le défilé des yachts fut charmant. Ensuite il y eut courses de doris et de canots à la rame et la godille, courses de canards et de réjouissances diverses. La soirée se termina joyeusement par un banquet par souscription suivi de bal et retraite aux flambeaux.

 

 

Ouest-Éclair du 8 août 1909 - Page 4

 

 

Épave

Un doris, marqué « Maria numéro 16, Cancale », a été recueilli à Larromière, en Cherrueix, par le pêcheur Sébille (Jean), qui le tient la disposition du propriétaire.

 

 

Ouest-Éclair du 9 novembre 1909 - Page 4

 

 

Encore une épave

 

Un doris peint en noir, sans marque, en partie brisé et de nulle valeur, a été trouvé par M. Emmanuel Trigory, pécheur la Haute-Rue, en Cherrueix. Ce doris est amarré au pied de la digue, à la Butte en Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 4 décembre 1909 - Page 3

 

 

Cherrueix / Noyé dans un fossé

 

Hier matin, au petit jour, on a découvert dans un fossé, près du village de la Croix-Galliot, le cadavre de M. Berthelot, cultivateur.

 

On ne sait pas encore comment l'infortuné a pu succomber à cette place.

 

 

 

Ouest-Éclair du 10 avril 1910 - Page 7

 

 

Vente de la ferme de la Saline

 

Etude de Me FOURCHE, notaire à Satnt-Malo.

Commune de Cherrueix, près le bourg.

La ferme de la Saline, contenant 13 h 09 à 60 c., affermée aux époux Vallée 1.770 Francs

(1) Terres de bonne qualité, bâtiments en parfait état.

(1) = ces 1.770 Francs de 1910 représentent 6.478 € de 2013 (1 F de 1910 vaut 3,66381 € de 2013).

 

 

 

Ouest-Éclair du 8 juin 1910 - Page 3

 

 

Projeté de sa voiture un cultivateur est tué

 

Dimanche soir, vers dix heures, M. Gesbert marin, demeurant au bourg du Vivier-sur- Mer, revenant de Hirel, trouvait à une centaine de mètres du bourg une voiture arrêtée et sans conducteur. Presqu'en même temps il distinguait à environ deux mètres devant le véhicule et tombé en sens inverse de celui-ci un homme étendu sur le dos. M. Gesbert s'approcha de cet homme et n'obtenant pas de réponses aux questions qu'il lui posait, le prit par les épaules pour constater son état. A ce moment le malheureux poussa un long gémissement et Gesbert, ne pouvant le transporter à la maison la plus proche, courut à celle-ci ou il pria M. Bertin, débitant, de venir avec lui pour ramener le blessé.

M. Bertin s'empressa d'allumer une lanterne et se rendit aussitôt sur les lieux de l'accident. Les deux hommes s'entr'aidant transportèrent le malheureux au débit Bertin où ils l’étendirent sur un matelas. Ils remarquèrent alors que le blessé portait une large blessure à la tempe droite et perdait du sang en abondance. A ce moment M. Bertin le reconnut pour être M. Auguste Ogier cultivateur demeurant à l'Aumône en Cherrueix et pria M. Jean Dupuy, marchand de fourrage à Cherrueix qui se trouvait à passer, d’aller immédiatement prévenir sa famille. De son côté, M. Gesbert courut chercher le docteur Guéguen et un prêtre.

Tous deux arrivèrent quelque temps après, ainsi que M. Ogier, frère du blessé, et vers deux heures du matin, celui-ci expirait sans avoir repris connaissance. M. Auguste très estimé à Cherrueix où il exploitait une grande ferme, était âgé de 37 ans, et sa mort cause une grosse émotion dans le pays.

Nous prions la famille de croire nos sincères sentiments de condoléances.

 

 

 

Ouest-Éclair du 11 juin 1910 - Page 3

 

 

Assemblée annuelle

à l'occasion de l’assemblée annuelle, il y aura dimanche prochain 12 juin, de nombreux jeux, parmi lesquels mât de cocagne, course aux grenouilles, baiser de la tuile, jeu de casse-pots, concours de fumeurs, etc.

 

 

Ouest-Éclair du 26 juillet 1910 - Page 5

 

 

Les petits colons rennais sont partis

 

Cent-deux, enfants, garçons et filles, sont partis hier matin pour la mer, où ils vont passer, aux frais des colonies de vacances, un mois qui leur semblera court.

C'est le train de Saint-Malo de 7 heures 21 qui les a emmenés au Vivrier et à Cherrueix, lieux de leur villégiature. Cette année la coqueluche régnant à Saint-Benoît des Ondes, on a dû renoncer à envoyer dans cette charmante et pittoresque commune, les petits colons rennais. Sur les quais de la gare se pressaient les mamans des heureux bambins et bambines qui ne se tenaient pas de joie à la pensée du bon et joyeux temps à passer là bas, sur la côte bretonne.

Et quand le train s'ébranla, lourdement, sous la haute marquise de la gare, de rieuses têtes se mirent aux portières, et de blanches menottes s'agitèrent en signe d'adieu.

La dernière voiture avait atteint le pont de Châtillon que, dans l'air enfumé, on distinguait encore le battement des mouchoirs qui, à cette distance, semblaient de légères mouettes prenant leur essor pour de lointains voyages.

 

 

Ouest-Éclair du 10 décembre 19010 - Page 1

 

 

Inondations

 

…Sur la route de Cherrueix à Dol , le niveau de l'eau a encore monté de plusieurs centimètres et il est absolument impossible de se servir de cette route sans risquer de se noyer dans les profonds fossés qui la bordent. A cet endroit, on aperçoit une nappe d'eau qui s'étend a perte de vue et il est difficile de se rendre compte du nombre considérable d'hectares qui se trouvent envahis.

 

 

 

Ouest-Éclair du  4 décembre 1910 - Page 1

 

 

Inondations. D'heure en heure, le désastre s'aggrave

 

Les marais de Dol sont de plus en plus éprouvés et le niveau de l'eau a encore monté de plusieurs centimètres.

Vendredi dernier, M. G… voiturier à Dol, revenant de Cherrueix, crut pouvoir rentrer à Dol par cette route, mais il lui fut bientôt impossible de se guider, et l'attelage tomba dans un fossé très profond, d'où le conducteur se retira. Son cheval put être sauvé, mais la voiture a dû être laissée à cet endroit en attendant que l’eau se retire.

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 décembre 1910 - Page 1

 

 

Inondations

 

Dans les marais de Dol, la situation s'aggrave continuellement et rictivellement l'eau couvre la route de Dol à Cherrueix, sur une longueur de près de trois kilomètres à certains endroits, la profondeur atteint entre 70 et 80 centimètres sur cette route.

Dans les champs l'eau atteint près de deux mètres par endroits et l'on voit des pommiers dont le pied tout entier disparaît sous les eaux. Actuellement, les bateaux sont en très grand nombre dans le marais de Dol et plusieurs marchent à la voile sur cet immense lac.

 

 

Ouest-Éclair du 7 décembre 1910 - Page 1

 

 

Inondations. Des maisons s'écroulent

 

Quoique les journées de lundi et mardi se soient passées presque sans pluie, les eaux continuent toujours à monter dans les marais de Dol. Un barrage a été fait à l'entrée de la route de Cherrueix pour éviter que tout accident se produise sur ce passage trop dangereux pour qu'une voiture, puisse s’y aventurer à l'heure actuelle.

Au village de Sainte-Anne en la commune de Cherrueix, une maison s'est effondrée par suite de l'inondation.

 

 

Ouest-Éclair du 8 avril 1911 - Page 3

 

 

Nominations ecclésiastiques
 

L’abbé Jean-Marie George, vicaire à Minihicsur-Ranoe, est nommé vicaire à Cherrueix.

 

 

Ouest-Éclair du 10 avril 1911 - Page 3

 

 

Résultat du recensement 1911 de la population

 

Cherrueix : 1.555 habitants.

 

 

Ouest-Éclair du 6 mai 1911 - Page 3

 

 

Les voleurs

 

Au cours de l'une des nuits dernières, des malfaiteurs ont volé deux poules au préjudice des époux Droguet, cultivateurs à La Larronnière, en Cherrueix. Un peu plus loin, Mme Galand, du village de Rajeul, a eu une dinde volée.

La gendarmerie enquête sur ces vols.

 

 

Ouest-Éclair du 2 juin 1911 - Page 2

 

 

Tribunal correctionnel

 

Marie Bigot, 25 ans, originaire de Cherrueix, exerce au hasard des routées la profession de raccommodeuse de parapluies. Ses gains sont-ils peu élevés, ou son travail peu actif ? Toujours est-il qu'à Sens elle mendia à plusieurs portes.

« Je voudrais m'en aller gémit-elle » en s’adressant au procureur. « Voilà déjà trois jours que je suis en boite pour une mocquée de cidre». 

Les juges estiment au contraire que ce n’est pas suffisant et lui infligent 15 jours de prison pour mendicité.

 

 

Ouest-Éclair du 19 novembre 1911 - Page 2

 

 

Enseignement. Récompenses honorifiques

 

Des médailles d‘argent sont décernées aux instituteurs, institutrices, et directrices d’écoles maternelles suivants :

 

à Cherrueix : M. Lécrivain, directeur d’école.

 

 

Ouest-Éclair du 11 janvier 1912 - Page 4

 

 

Découverte d’un noyé

 

Lundi matin, un pêcheur de Cherrueix découvrait en mer, à peu de distance de la grève, le cadavre d’un jeune homme paraissant avoir séjourné assez longtemps dans l'eau.

Il fit venir le maire, et l'on put identifier le noyé, un ouvrier maréchal, Jean-Marie La Moal, né en 1888 à Saint-Servan, qui avait quitté le pays depuis trois semaines. Le Moal avait déclaré qu'il se rendait à Saint-Malo pour y chercher du travail. Le lendemain, on l'avait vu à Saint-Benoît. On présume qu'il a dû se noyer accidentellement, aucune trace de blessure n'ayant été relevée sur son cadavre.

 

 

Ouest-Éclair du 14 janvier 1912 - Page 4

 

 

Réunions de terreneuvas
 

Des réunions de Terreneuvas auront lieu aujourd’hui dimanche à Cherrueix et au Vivier.

 

 

Ouest-Éclair du 12 mars 1912 - Page 4

 

 

Une plaisanterie stupide

 

Samedi dernier, vers 9 heures du soir, M. François Talvat, marchand de volailles à Cherrueix, avait attaché son cheval attelé a une voiture près de la maison de M. Garnier, propriétaire à Cherrueix, un autre cheval était attaché l'arrière.

Après avoir passé une demi-heure à peine chez M. Garnier, M. Talvat se disposait à remonter dans son véhicule lorsque celui-ci bascula tout à coup, à la grande surprise de M. Talvat.

Un passant, inconnu jusqu'ici, avait profité de l'obscurité pour couper les harnais de l'attelage de M. Talvat, ainsi que la longe retenant le cheval derrière la voiture. Un accident aurait pu se produire si les chevaux s'étaient emballés, aussi M. Talvat a-t-il déposé une plainte à la gendarmerie de Dol contre le ou les auteurs de cet acte stupide et méchant.

 

 

Ouest-Éclair du 22 mars 1912 - Page 4

 

 

Tribunal correctionnel

 

A la suite d'une discussion un marin pêcheur, Jean Allô, terrassa un autre marin. Amédée Fouché, de Cherrueix, et le roua ensuite de coups de pieds et de poings, lui faisant des blessures assez graves.

Allô qui passe pour brutal est condamné à 3 mois de prison.

 

 

Ouest-Éclair du 8 avril 1912 - Page 3

 

 

Incendie

 

Les jours derniers, un incendie a détruit au village de la Larronnière en Cherrueix, un refuge à porcs appartenant à Mme Delépine, propriétaire.

Les dégâts sont évalués à 250 Francs environ.

 

 

Ouest-Éclair du 31 mars 1913 - Page 3

 

 

Sauvetage dans la baie de cancale

 

La grande tempête d'hier a failli causer un naufrage de plus dans la Baie.

Hier matin, un canot à voile, Le Saint-Michel, monté par deux étudiants, était parti de Saint-Malo à destination de Cherrueix, lorsqu'en arrivant au travées des « Ruets », endroit très dangereux par les forts courants qui occasionnent une grosse mer, l'embarcation fut prise dans un fort grain du sud-ouest qui faillit la faire chavirer. Heureusement qu'un des passagers fut assez vif pour rentrer la voile et, voyant du danger, arborer à mi-mât un mouchoir blanc comme signal de détresse, ce qui attira l'attention des gardiens du sémaphore du Grouin qui mirent aussitôt le pavillon de secours. A ce moment, dans les parages, se trouvait, revenant de la pêche, la seule bisquine Élan n° 740, patron Girard, montée par sept hommes, matelots François Allô, Jean-Marie Martin, Henri Guérin, Joseph Devaux, Jean Cadiou, Emmanuel Quervarec, mousse, qui aperçurent le signal de détresse du sémaphore. Ils en approchèrent aussitôt et virent l’embarcation en question, son signal en berne, qui s'en allait à la dérive. Ils se dirigèrent dessus, réduisant de plus en plus leur voilure pour permettre d'accoster à cet endroit très dangereux par les courants violents et les récifs qui l'entourent.

Au bout de nombreuses difficultés ils réussirent à embarquer à leur bord les deux naufragés sains et saufs, puis prenant l'embarcation à la remorque. ils se dirigèrent sur la Houle où ils arrivèrent 9 heures du soir.

Nous signalons la belle conduite du patron et de l'équipage de l'Élan qui ont fait preuve en cette circonstance de beaucoup de sang-froid et de dévouement. De même que nous louons la vigilance des gardiens du sémaphore.

La caravane. Dans une réunion tenue ce matin il a été décidé comme précédemment que la première sortie des bateaux pour la pêche des huîtres aura lieu jeudi prochain 3 avril, départ 5 heures du matin. La rentrée s'effectuera vers les 4 heures du soir.

 

 

Ouest-Éclair du 3 mai 1913 - Page 3

 

 

Mouvements dans l’enseignement primaire

 

Par arrêté, sont nommées :

    - Mademoiselle Renard, institutrice à Cherrueix est nommée à Cancale
    - Madame Brabot de Cuguen est nommée à Cherrueix.

 

 

Ouest-Éclair du 19 juillet 1913 - Page 5

 

 

Les pêcheurs de la baie contre Les pêcheurs de cancale

 

Est-ce un nouveau conflit ?

Nous avons rendu compte hier matin d'une réunion des pêcheurs Cancalais protestant contre l'emploi non réglementaire qui serait fait des filets des bas et hauts de parcs, et aussi aux des bourraches tendues aux pêcheries, par les pêcheurs de la baie du Mont-Saint-Michel. Ces derniers nous  adressent la réponse suivante que notre impartialité nous fait un devoir de devoir insérer, malgré les termes un peu vifs dans lesquels elle est conçue.

Est-ce un nouveau conflit qui surgit inopinément à l'horizon, et qui mettrait aux prises les pêcheurs de Cancale d’une part et les pêcheurs de la baie du Mont-Saint-Michel d’autre part ?  Nous voulons croire, pour le bien de tous, qu’il n’en sera rien.

Voici la lettre en question :

 

L’Ouest-Éclair est acquis , nous savons, à la cause des humbles, des petits que nous- sommes, quand elle est juste évidemment et qu'elle présente en plus un caractère d'ordre général intéressant le bien public. Voulez-vous nous permettre de vous informer en quoi consiste cette crise dont on noue menace. C'est simple la Baie est exploitée par des bateaux, des pêcheries et des filets tendus dans la baie à certaines époques en hauts et bas parcs. Les bateaux appartiennent aux cancalais leur nombre, nos l’ignorons mais leurs mâts constituent une véritable forêt de mats, tendus de voiles, qui sillonnent la mer à longueur d'année. En avril les bateaux cancalais ratissent la baie de ses huîtres tandis que les riverains s’écorchent les doigts à retourner les valves des mollusque morts. Le reste du temps, c'est le chalut de leurs bateaux qui rabote le fond de mer et ne quitte la baie qu'après épuisement. Le chalut, c'est notre mort à tous, puisque lui ne respecte rien.

Et nous qu’avons-nous ? Des pêcheries et des filets. Vous connaissez les pêcheries. Vous connaissez la forme de leur alignement de Cancale à Cherrueix, la hauteur de leur treillis, et l'engin, dit bourrache, situé à l'angle des pannes. C'est cet engin que les cancalais veulent faire enlever durant les quatre mois productifs de l'année ; c'est cet engin  qui prend le poisson. Il serait préférable de nous condamner de suite à l'inanition.

On invoque contre nous la destruction du petit poisson. Nous n'ignorons pas qu'il en détruit, et appelons tout notre soin à limiter les effets de ce tout petit ravage. Il n'est rien vis à vis du carnage des chalutiers cancalais. Nous avons toujours eu du poisson dans notre biaie ;  la disparition en a été marquée le jour où le chalut est entré en scène. L'existence de nos pêcheries, antérieure à la puissance qu'exerçaient sur elles de hauts et puissants barons, n'a pas nui à l'abondance du poisson. La baie en regorgeait jusqu'au jour où le chalut, avec ses formes variées, son poids, etc., est venu semer parmi nous une quasi désolation.

Quant aux filets tendus en bas et en hauts parcs, nous pensons qu'il vaut mieux ne pas en parler. Le tort qu'ils peuvent faire est tout de même trop insignifiant, et personne parmi les riverains, à part les cancalais bien entendu, n'a jamais rien compris aux immenses dégats qu'ils pouvaient faire.

En somme, Monsieur l’administrateur, nous sommes destinés, parait-il, à jouer le rôle de victimes. Nous savions de longue date (nous avons déjà payé pour le savoir) que les Cancalais voulaient monopoliser à leur profit la baie dite de Cancale dite aussi du « Mont-Saint-Michel » dite aussi de Granville.

Le pécheur cancalais en veut maintenant à nos pêcheries et à nos filets alors que la question semblait encavée depuis plus de vingt ans.

Mais nous, Monsieur, nous osons relever la tête et faire remarquer que nous n'admettons pas le monopole des cancalais qui ne peut pas et ne doit pas leur appartenir. Il doit y avoir des règlements sur la pêche, nous le savons, nous l'admettons, mais nous ne voulons pas que le peuple cancalais exerce sur nous des droits dictatoriaux. Nous n'avons jamais été consultés et nous avons toujours subi le sort dicté par lui.

S’il le faut, nous grouperons toutes les communes du littoral contre Cancale, il y en a de ce canton, il y en a du canton de Dol, les autres font partie de la côte normande. Toutes, nous en sommes sûrs, feront bloc contre l’adversaire commun. Si Cancale veut éveiller nos ardeurs syndicales jusqu'ici contenues, nous formerons un syndicat comme les cancalais, nous porterons notre requête aux pouvoirs publics en attendant que nous soyons obligés d'en appeler à la justice.

Veuillez recevoir, Monsieur, l'expression de nos sentiments respectueux.

Les riverains de la Baie du Mont-Saint-Michel.

 

 

Ouest-Éclair du 6 juin 1913 - Page 4

 

 

Mouvement annuel de l’enseignement primaire

Par arrêté du Préfet et de l’inspecteur d’académie en date du 3 août 1913, Monsieur Bréal, instituteur a été nommé de Saint-Pierre-de-Plesguen à Cherrueix.

 

 

Ouest-Éclair du 9 août 1913 - Page 4

 

 

Arrestations

Deux dockers Paul Esnault, 42 ans, originaire de Saint-Père, et Victor Guérin, 19 ans, né à Cherrueix, ont été arrêtés avant-hier pour vagabondage par la gendarmerie de Saint-Domineuc et transférés à Saint-Malo.

 

 

Ouest-Éclair du 15 août 1913 - Page 2

 

 

Officier d’académie nomination

 

Paris le 24 août 1913

Sont nommés officiers d’académie : Monsieur Lécrivain, directeur de l’école primaire publique de Cherrueix (Ille-et-Vilaine).

 

 

Ouest-Éclair du 28 novembre 1913 - Page 4

 

 

Une affaire de coup

 

Le nommé Ernest Fortin, marin pêcheur à la Larronnière, en Cherrueix, s’était rendu samedi dernier, au domicile de Mme Plaingain, sa belle-soeur, aux Cours du Bourg, en Cherrueix. Après lui avoir fait des reproches sur la façon dont elle soignait son fils Adrien, âgé de huit ans, il l'injuria grossièrement, la renversa et lui donna un coup de pied au sein droit.

Les gendarmes de Dol ont enquêté et verbalisé contre Fortin qui aura à répondre de sa brutalité devant le tribunal correctionnel.

 

 

Ouest-Éclair du  15 mai 1914 - Page 4

 

 

Tribunal maritime commercial
 

Le capitaine au cabotage de l'ère classe Eugène Fortin, de Cherrueix, inscrit à Cancale, récemment condamné par le tribunal maritime commercial spécial de Saint-Servan, à six mois de suspension de commandement, pour la perte du vapeur chalutier Tadorne, sera traduit à nouveau prochainement devant le tribunal maritime commercial de Cancale, pour s'être rendu coupable, dans le naufrage, de n'avoir pas abandonné son bord le dernier.

 

 

Ouest-Éclair du 15 avril 1914 - Page 6

 

 

Un charretier écrasé

 

Lundi dernier, M. François Fougeray, conseiller municipal de Dol, cultivateur à l'Ab- baye, avait envoyé M. Jean-Marie Faguer, journalier, demeurant au Grand-Frouville, en Mont-Dol, prendre un chargement de sable à Cherrueix, avec une charrette attelée de deux chevaux.

Faguer avait quitté Dol vers 7 heures du matin et avait emmené avec lui son petit garçon, âgé de 4 ans qu'il avait pris en passant devant chez lui.

Vers midi, Faguer revenait de Cherrueix à Dol, avec son chargement qui pesait environ 3.000 kilos. Arrivé au lieu dit Les Cours Châsles, Faguer croisa d'abord la voiture de M. Bodin, maître d’hôtel à Cherrueix, conduite par son garçon, Florian Bedel, qui passa difficilement, l'attelage de Kaguer tenant la plus grande partie de la route, il croisa ensuite une voiture conduite par Mme Jean Bourguin, du Han, en Cherrueix.

Au passage de cette seconde voiture, Faguer dut s'approcher très près du cheval de limon et fut renversé par les traits ou le brancard de sa charrette.

La roue gauche de la charrette lui passa sur le corps, de la hanche droite à l'épaule gauche. Il fut tué sur le coup.

Mme Bourgain appela aussitôt au secours. Le garçon de M. Bodin revint sur ses pas et avec MM. Desnos, Soudur, Dos et Mme Perche, s'empressa autour de Fuguer, mais ne purent que constater le décès. Pendant que son père mourrait aussi affreusement, le petit garçon continuait son chemin vers Dol. Il était assis sur le sable au derrière de la charrette

Les gendarmes de Dol ont procédé à une enquête et M. le docteur Lejamptel, de Dol, a constaté le décès. De l'enquête faite par la gendarmerie, il résulte que Faguer n'était pas pris de boisson.

 

 

Ouest-Éclair du 10 février 1916 - Page 4

 

 

Les journées du poilu

 

On se rappelle que l'an dernier, pour les fêtes de Noël, nous étions tous conviés à verser notre obole pour secourir dans la plus grande mesure du possible nos chers poilus. Des fêtes s'étaient organisées un peu partout à ce sujet et les fonds recueillis à la préfecture s'élèvent à la somme d'environ 14.601 Francs, répartie comme il suit entre les diverses communes du département :

Cherrueix, somme recueillie : 13 Francs.

 

 

Ouest-Éclair du 8 janvier 1917 - Page 3

 

 

Journées nationales des orphelins de guerre

 

Sommes recueillies en Ille-et-Vilaine

Cherrueix : 11 Francs 35

 

 

 

Ouest-Éclair du 21 avril 1917 - Page 3

 

 

Résultats de la journée des tuberculeux

 

Voici les résultats de la journée nationale des tuberculeux (anciens militaires)

 

Cherrueix : 14 Francs 40.

 

 

 

Ouest-Éclair du 31 mai 1917 - Page 3

 

 

Suicide par pendaison

 

Le nommé Plihon François, 58 ans, cultivateur au Bas-Chemin en Cherrueix, s'est pendu, dans la nuit du 27 au 28 mai, dans le grenier de son écurie.

Lorsque sa jeune fille l'a découvert, le matin du 28, la mort avait fait son œuvre.

 

 

Ouest-Éclair du 3 octobre 1917 - Page 3

 

 

A l'ordre du 78ème Territorial

 

Carré Pierre, Sergent-Major, 7ème compagnie, « Sous-officier remarquable par son énergie, son calme et sa volonté, au front depuis décembre 1914, sous de violents bombardements a fait preuve d'un grand sang-froid et du plus entier dévouement en assurant dans des circonstances très difficiles le ravitaillement de sa compagnie ».

 

Bodin François, sergent-major, 6ème compagnie « Sous-officier consciencieux et très dévoué, au front depuis le 12 décembre 1914. Pendant les attaques d'avril 1917, sous de violents bombardements, a fait preuve de grand sang-froid et du plus entier dévouement en assurant dans des circonstances très difficiles le ravitaillement de sa compagnie ».

 

 

 

Ouest-Éclair du 17 octobre 1917 - Page 3

 

 

Acte de probité

 

Avant-hier nous avions à Dol les foires importantes dites des Saint-Luc. Le trafic des animaux y était très grand, si bien qu'un brave cultivateur de la région laissait échapper de son portefeuille quelques beaux billets bleus.

Fort heureusement les précieux billets étaient tombés en des mains honnêtes. Le nommé Delépine Jean-Baptiste, demeurant à La Larronnière en Cherrueix, en possession de la précieuse trouvaille, n'avait fait qu'un bond vers le bureau de M. le commissaire de police et lui avait déposé les quatre billets de cent francs qu'il avait trouvés.

Nous ne saurions trop féliciter M. Delépine Jean-Baptiste, qui, marin de son métier, et loin d'être dans l'opulence, et nous sommes heureux d'avoir l'occasion de citer cet acte de probité.

 

 

Ouest-Éclair du 19 février 1918 - Page 3

 

 

Découverte d’un cadavre

 

Vendredi 15 février, un cadavre a été découvert dans un bois près de Cherrueix. La mort remontait à trois ou quatre jours.

Il n'a pas encore été possible de l'identifier. Il s'agit d’un trimardeur. Il a été congestionné.

 

 

 

Ouest-Éclair du 17 août 1918 - Page 3

 

 

Découverte de cadavre

 

Le corps du jeune Lafaille, disparu en mer à Genest (Manche) dans les circonstances tragiques relatées dans un de nos précédents numéros, vient d'être retrouvé à Sainte-Anne en Cherrueix. La famille avisée de la découverte est sur les lieux.

 

 

 

Ouest-Éclair du 19 septembre 1918 - Page 4

 

 

Voiture de foin incendiée

 

M. Louvrier, cultivateur à Cherrueix, avait laissé près de la route, au village de Sainte-Aune, en Cherrueix une voiture chargée de foin qu'il devait conduire à Dol la lendemain.

Soit malveillance, soit imprudence d'un passant, le feu se déclara dans le foin qui brûla, ainsi que la voiture.

Les dégâts se montant à environ 1.900 Francs. La gendarmerie a ouvert une enquête.

 

 

 

Ouest-Éclair du 13 novembre 1918

 

 

Cherrueix / une effroyable mort

 

Un poilu arrivé l'un des jours derniers en permission du front le nommé Nicod, marié et père de famille, quelque peu exalté malheureusement, avait apporté une grenade qu'il exhibait à tout venant avec force démonstrations. Dimanche, dans la soirée, en face le débit Carré, il manipula le dangereux engin et fut victime de son imprudence.

Son corps déchiqueté en lambeaux, fut projeté contre les murs des habitations voisines. Un nommé Dauny qui l'accompagnait, ouvrier boulanger en sursis, fut très grièvement blessé par les éclats, et l'on est très inquiet sur son sort. Une dame Blin qui passait au même instant fut également atteinte par les éclats. On ne saurait trop conseiller aux poilus et à leur entourage d'éviter de manipuler ces terribles engins.

 

Vol

L'un des jours derniers la gendarmerie de Dol était appelée à enquêter sur la disparition d'une montre appartenant à une dame Letan, de La Larronnière en Cherrueix. Les renseignements donnés aux agents de la force publique, les mirent immédiatement sur la piste du voleur, qui après un interrogatoire serré fut obligé de reconnaître son méfait. Il aura à répondre devant la justice du vol commis au préjudice de la dite dame Letan, dont nous dit-on, il était le domestique.

 

 

 

Ouest-Éclair du 11 octobre 1919 - Page 4

 

 

Nominations ecclesiastiques
 

M. l'abbé Louis Jarry, missionnaire diocésain, est nommé recteur de Cherrueix, en remplacement de M. l'abbé Julien Levrel, autorisé à se retirer du saint ministère pour raison de santé.

 

 

 

Ouest-Éclair du 17 juin 1920 - Page 4

 

 

Un pendu

 

Neurasthénique, Aristide Letannoux, 54 ans. cultivateur au Rageul, en Cherrueix, vivait seul depuis quelque temps. Or lundi matin, l'un de ses frères passant devant sa demeure constata que les portes et fenêtres étaient fermées.

Il appela son frère, mais n'obtenant aucune réponse il pénétra dans la maison et trouva le malheureux pendu dans une pièce attenant a la cuisine.

La mort avait fait son œuvre depuis quelque temps déjà et un médecin appelé fit les constatations. Les gendarmes ont rédigé le procès-verbal d'usage.

 

 

 

Ouest-Éclair du 26 juillet 1920 - Page 4

 

 

Société des colonies de vacances de Rennes

 

Directeur de la Société : G. CHATEL. Professeur au lycée de Rennes.

La Société envoie à Saint-Benoist et à Cherrueix, sous la surveillance de MM Herpe, Lecreq, Bouderie, Instituteurs, 173 colons, dont 72 sont des Pupilles de la Nation. Les frais de voyage, de pension, menus plaisirs», etc.. sont de 100 Francs par colon.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 août 1920 - Page 4

 

 

A qui la bicyclette ?

 

M. François Montier, cultivateur à Cherrueix, a trouvé vendredi soir, vers 11 heures, une bicyclette abandonnée entre le Petit-Frouville et la Croix-Galliot. Cette bicyclette a été déposée à la mairie de Mont-Dol où son propriétaire pourra la réclamer.

 

 

 

  • Ouest-Éclair du  2 octobre 1919 - Page 3

 

 

Vol de 940 Francs

 

M. Lesage, cultivateur au Han en Cherrueix, a porté plainte à la gendarmerie contre un inconnu qui s'est introduit à son domicile et lui a dérobé une somme de 940 Francs qu'il avait placée dans un buffet.

 

 

 

Ouest-Éclair du 11 octobre 1919 - Page 4

 

 

Syndicat d'initiative des commerces et industriels

 

Les commerçants et industriels du canton de Dol se sont réunis à l’Hôtel de Ville le 12 décembre dans le but de constituer leur bureau définitif.

Ont été élus pour Cherrueix : M. Blin François entrepreneur et M. Jean Théophine, maréchal.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 janvier 1921 - Page 3

 

 

Un tragique accident

 

Un jeune homme se tue accidentellement d’un coup de fusil

Un jeune homme de 20 ans, M. Jean-Marie Peltier, demeurant chez ses parents, à l'Ébilliais, en Cherrueix et actuellement soldat au 119ème d'infanterie, en garnison à Courbevoie, était venu passer une permission de quelques jours dans sa tamille où il était arrivé vendredi matin.

Vers midi, il rejoignait son père qui travaillait dans un champ. Il avait emporté un fusil de chasse qu'il déposa dans un fossé.

M. Peltier se disposait peu après à revenir vers la maison pour le déjeuner. Son fils reprit alors son fusil en l'attirant par le canon. Malheureusement, la gâchette s'embarrassa dans une ronce ; le coup partit et l'infortuné jeune homme reçut la charge en pleine poitrine. Il s'affaissa aussitôt dans une mare de sang. La mort avait été foudroyante. On juge de la douleur du malheureux père.

Jean-Marie Peltier était fort estimé à Cherrueix, où sa famille est très honorablement connue. Nous offrons à ses malheureux parents l'expression de nos vives condoléances.

 

 

 

Ouest-Éclair du 18 février 1921 - Page 4

 

 

Tribunal correctionnel de Saint-Malo

 

Jean Lepetit, garçon meunier à Cherrueix, a livré de la farine sans bulletin de livraison. 25 Francs d'amende, et M. Letannoux, son patron, déclaré civilement responsable.

 

 

 

Ouest-Éclair du 3 mai 1921 - Page 3

 

 

Assistance aux vieillards

 

Les Conseils municipaux de Bruz, Québriac et Cherrueix ont décidé de relever le taux maximum de l'allocation à attribuer aux vieillards, aux infirmes et aux incurables, à savoir Bruz, de 10 à 15 Francs ; Québriac de 15 à 20 Francs ; Cherrueix de 11 Francs 50 à 18 Francs.

 

Propositions adoptée.

 

 

 

Ouest-Éclair du 19 juin 1921 - Page 4

 

 

Port illégal de décortations

 

Un nommé Louis Peddrazzini, 47 ans, menuisier, originaire de Rennes, a été arrêté à Cherrueix pour vagabondage et port illégal de la médaille militaire et de la médaille coloniale.

Il a été transféré à Saint-Malo et déféré au parquet.

 

 

 

Ouest-Éclair du 3 février 1922 - Page 5

 

 

Défaut d'affichage

 

Alfred Ame, débitant à La Larronnière en Cherrueix, n'a pas affiché le prix de ses marchandises. 25 Francs d'amende.

 

 

 

Ouest-Éclair du 26 février 1922 - Page 3

 

 

Nouvelles associations déclarées en Préfecture

 

Cherrueix : Union des combattants.

 

 

 

Ouest-Éclair du 23 mars 1922

 

 

Retour de nos héros

 

Un train funéraire partant de Creil le 15 mars courant, emmènera vers la terre natale la dépouille mortelle des 56 héros dont les noms suivent.

Cherrueix : Chappé Jean-Marie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 23 juillet 1922 - Page 4

 

 

Noces d'or

 

Dernièrement étaient célébrées à l'église de Cherrueix, les noces d'or de M. Pierre Aubin, âgé de 78 ans, et ancien combattant de 70 et de son épouse, Anne Lerede, âgée de 80 ans. Ils étaient entourés de leurs enfants et petits-enfants. Après la cérémonie, un repas réunissait tous les convives. La plus franche gaieté régnait.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er août 1922 - Page 4

 

 

Tombe dans le bassin à Saint-Malo

 

Dimanche soir, un vieux retraité originaire de Cherrueix, M. Delépine, se promenait sur les quais, quand il tomba accidentellement dans le bassin à proximité du Chamois, navire école de pilotage mouillé en face du casino. Les marins du Chamois avaient vu heureusement le père Delépine tomber à l'eau et ils purent l'an retirer aussitôt,

Le pauvre vieux, qui s'était blessé au visage dans sa chute, fut conduit à l'Hôtel-Dieu où les soins nécessaires lui furent donnés.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 décembre 1922 - Page 5

 

 

La rage

 

Un chien suspect de rage a traversé à la date du 28 novembre, la commune de Cherrueix, mordant trois chiens appartenant à M. Ogier, cultivateur à l'Aumône, et celui de M. Videloup, boucher au bourg. M. le Mairie de Cherrueix a du prendre un arrêt interdisant pour deux mois la circulation des chiens.

 

 

 

Ouest-Éclair du 24 décembre 1922 page 4

 

 

Mouvement des instituteurs

 

Sont nommés :

    - à Baguer-Pican : M. Commereuc actuellement à instituteur à  Cherrueix ;

    - à Cherrueix : M. Galais soldat rentrant.

 

 

 

Ouest-Éclair du 14 mars 1923 page 3

 

 

Nominations auxiliaires des postes

 

A Cherrueix : M. Plihon

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er mai 1923 page 5

 

 

Livraison du courrier de Dol à Cherrueix

 

La direction des P. T. T. vient d'approuver l'adjudication publique prononcée le 12 décembre 1922 au bénéfice de M. James de Cherrueix, pour le rétablissement du courrier en voiture de Dol à Saint-Broladre par Cherrueix.

Le service qui sera mis en exploitation incessamment sera effectué en automobile.

 

 

 

Ouest-Éclair du 21 juin 1923 - Page 5

 

 

Une cherrulaise guérie à Lourdes

 

Françoise Juhel, épouse de M. Victor Pincé, du village de Rabette, en Cherrueix, qui était atteinte depuis 33 mois de paralysie générale a été guérie à Lourdes lors du dernier pélerinage de Rennes. Rentrée samedi dernier, Mme Pincé, qui était absolument impotente, marche actuellement d'une façon très alerte et peut vaquer à tous les soins du ménage.

Cette guérison a produit une très vive impression, tant à Cherrueix que dans toute la région doloise.

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 septembre 1923 - Page 5

 

 

Comice agricole de Dol

 

- Vaches et génisses race normande : 2ème prix de 75 Francs à M. Lemonnier de Cherrueix, M. Beaudouin de Cherrueix.

 

- Vaches : 1er prix de 100 Francs à M. Beaudouin de Cherrueix et 2ème prix de 75 Francs à M. Dory de Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 octobre 1923 page 5

 

 

Des bateaux cancalais coulés pendant la tempête

 

Comme suite aux détails donnés dans nos derniers numéros sur ta tempête de mercredi et jeudi derniers, voici quelques renseignements complémentaires.

Hier vers 18h30, la receveuse des postes du Vivier, Mlle Brune informait par téléphone Mme Lebret Joseph, du Restaurant du Phare, que des débris d’un bateau, portant les marques 183 Cancale, venaient d'être découverts sur la côte de Cherrueix et, quelques instant après un autre coup de téléphone venant du même endroit, faisait savoir qu’un cadavre, répondant au signalement du patron de l'Élisa, n° 183 de Cancale venait d’être découvert par le pêcheur Baptiste Renault de La Laronnière, et, plus tard un télégramme du syndic du Vivier, confirmait la mauvaise nouvelle, ajoutant que le corps était déposé à La Larronnière chez M. l'adjoint au maire de Cherrueix, M. Lemonnier.

La famille fut alors informée par les soins du service de la marine de la fatale découverte et, hier matin elle se rendait prendre possession du disparu.

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 novembre 1923 - Page 4

 

 

Cylindrage des routes

 

Les 12 et 13 novembre, cylindrage de la route N° 6 reliant le bourg de Cherrueix au Vivier-sur-Mer.

 

 

 

Ouest-Éclair du 23 avril 1924 - Page 6

 

 

Resultats de la course régionale de Cherrueix

 

1er: Maurice Guérin de Cherrueix, 2ème Francis Leroux de Saint-Jouan, 3ème Jean Letannoux de Cherrueix, 4ème Louis Alaire de Mont-Dol.

 

 

 

Ouest-Éclair du 13 juin 1924 - Page 5

 

 

Violences

 

Édouard Pincé, et sa femme, cultivateurs à La Cassette, en Cherrueix ayant eu une discussion avec un de leurs frères, au sujet d'une poule, se livrèrent sur lui à des violences. L'affaire est peu grave, le Tribunal fait promettre aux prévenus de se réconcilier et les condamne à un Franc d'amende chacun.

 

 

 

Ouest-Éclair du 22 juillet 1924 - Page 5

 

 

Mouvements des instituteurs

  • M. Galais de Cherrueix est nommé à Mézière.
  • M. Duchemin de Baguer Morvan est nommé à Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 28 juillet 1924 - Page 4

 

 

Colonies de vacances

 

La Société des Colonies de vacances des écoles publiques de Rennes a fixé le départ de la colonie au vendredi 1er août. Les enfants acceptés à la colonie après la visite médicale seront rassemblés à 9 heures et demie très précises à l'école des filles du boulevard de la Liberté.

Le groupe composé de 130 garçons (colonie de Cherrueix-sur-Mer), bérets bleus, brassards verts, prendra place dans le train en partance pour Saint-Malo et descendra à Dol.

Ces enfants ont été signalés à l'attention de l’œuvre par les docteurs. Ils appartiennent pour la plupart à des familles nombreuses et ils trouveront grand profit d'un séjour d'un mois à la mer ou à la campagne, suivant leur état de santé.

 

 

 

Ouest-Éclair du 5 août 1924 - Page 5

 

 

Mordu par un chien

 

Mme Goupil, ménagère à Sainte-Anne, en Cherrueix étant allée dernièrement à la ferme de La Pichardière, chez M. Peigné, laissa son jeune fils dans la cour de la ferme.

Pendant qu'elle causait, l'enfant fut cruellement mordu aux mains et aux poignets par le chien de la ferme. Cet animal, examiné par un vétérinaire, n'est pas enragé mais désormais il devra être tenu à l'attache.

 

 

 

Ouest-Éclair du 2 février 1925 - Page 5

 

 

Visite médicale de partance des terreneuvas

 

La visite médicale de partance des marins engagés pour la grande pêche de 1925 sera passée par le médecin de la Marine militaire M. Le Cann, aux dates, heures et lieux désignée ci-dessous.

Pour les marins du Syndicat de Le Vivier-sur-Mer et des communes en dépendant : Cherrueix, Saint-Broladre, Baguer-Pican, Roz-surGouesnon, Saint-Georges, Pleine-Fougères, Dol, Baguer-Morvan, Epiniac, La Boussac, Bonnemain. Roz-Landrieux, La Fresnais, Hirel, Saint-Benoît, etc.

La visite sera passée salle de la mairie de Le Vivier-sur-Mer, de 9 heures à midi et de 14 à 16 heures, le mardi 10 février.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 février 1925 - Page 5

 

 

Le raccommodeur de parapluies

 

Un de ces soirs, vers 6 h 15, le gendarme Faizant, de la brigade de Châteaubourg, apercevait un homme et une femme qui sollicitaient l'aumône. L'homme circulait en boitant de la jambe gauche. Le représentant de la loi s'approcha de lui pour lui demander ses papiers « Je ne vous les montrerai pas », lui répondit-il, et il se déshabilla dans la rue, ne gardant que son pantalon. « Maintenant, emmenez moi si vous voulez, dit-il au gendarme, « je ne marche qu'en voiture ».

Le gendarme Faizant alla immédiatement chercher du renfort à la brigade en la personne de son collègue Coindre, mais quand tous deux revinrent chercher le couple, il s'était éclipsé et les recherches qu'ils entreprirent pour le retrouver restèrent infructueuses.

Ce n'est que le lendemain qu'il fut arrêté au Bois-Orcan en Noyal-sur-Vilaine. L'homme déclara s'appeler Lefèvre Gaston, 37 ans, originaire de Marrefer, arrondissement d'Argentan et être raccommodeur de parapluies. Il n'est pas le moins du monde estropié et simulait une boiterie. On ignore le nombre de ses condamnations mais on se souvient toutefois qu'il a été condamné en 1924 à 5 mois de prison pour vol par le Tribunal d'Avranches et que la peine a été élevée à 8 mois par la Cour de Caen. Sa concubine a nom Marie Bigot, 44 ans et est originaire de Cherrueix (Ille-et-Vilaine).

Ils ont été tous deux écroués à la maison d'arrêt de Vitré.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 avril 1925 - Page 5

 

 

L'affaire des pêcheries

 

On sait qu'un arrêté du sous-secrétaire d'État à la Marine marchande a prescrit l'ouverture des pêcheries à la date du 15 avril prochain.

Cet arrêté a causé une grosse émotion sur toute la côte de Saint-Benoît à Cherrueix et une délégation doit se rendre à Paris pour demander au ministre de rapporter la mesure prise, mesure dont l'application causerait un grave préjudice à toute la population de la côte de Saint-Benoît-des-Ondes à Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 5 mai 1925 - Page 4

 

 

Résultat des élections municipales

 

Ont été élus à Cherrueix : MM. Lecompte, maire sortant, Chapedelaine, Blin, Ame François, Ame Alfred, Plainfossé Émile, Leroy Théophile, Lambert Jean, Dory, Letanoux, Lambert Ernest, Baudouin, Lemonnier, Hurel et Lemarié. 1 ballottage où fut élu M. Barbé avec 159 voix contre M. Pincé avec 86 voix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er juillet 1925 - Page 5

 

 

Avis aux marins pensionnes et à leurs veuves

 

Pour éviter un long et coûteux voyage aux personnes âgées et infirmes, pensionnées des Caisses des Invalides et de Prévoyance de la Marine, dont le paiement aura lieu le 3 juillet prochain, à Cancale, il est rappelé aux intéressés que Mme veuve Tréhel née Roupie, veuve de marin, commissionnaire agréée de l'Administration et de la Marine, demeurant à Sainte-Anne en Cherrueix se tient à leur disposition pour leur rapporter leur deuxième trimestre de 1925. Ils auront donc à lui remettre leur brevet et le certificat de vie qui leur sera délivré par la mairie de Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 25 juillet 1925 - Page 5

 

 

Coups de fouet

 

M. Moutier (Montier ?), couvreur à la Haute-Rue de Sainte-Anne en Cherrueix, s'est plaint à la suite d'une discussion avec M. Lucas, commerçant à l'Académie, en Cherrueix d'avoir été frappé à coups de fouet par ce dernier.

La gendarmerie a ouvert une enquête.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er octobre 1925 - Page 4

 

 

Conseil général. Demande de subvention de M. James

 

Rapporteur M. Lainé. M. James Auguste, domicilié à Cherrueix, a présenté une demande à l'effet d'obtenir une subvention du Département afin de lui permettre de continuer le service de transport public automobile pour voyageurs entre Dol, Cherrueix et Saint-Broladre qu'il assure concurremment avec le service du courrier postal.

M. le Préfet objecte que n'étant pas seulement le représentant du Département, mais aussi celui de l'État, il ne saurait acquiescer à la demande de M. James.

M. Stourm insiste pour que cette subvention, qu'il considère comme très utile, soit accordée.

 

 

 

Ouest-Éclair du 18 janvier 1926 - Page 5

 

 

A Cherrueix deux jeunes gens tuent une femme

 

Un crime abominable a été commis dimanche soir à proximité du lieu dit l'Aumône, commune de Cherrueix, dans les circonstances suivantes :

Mme Bertrand, née Lebigot, ménagère à la Petite Jugandière, commune de Saint-Broladre, âgée d'une cinquantaine d'année, rentrait chez elle vers 7 heures du soir, lorsqu'elle fut assaillie à proximité de l'Hôtel Menais et de l'Aumône, par deux jeunes gens pris de boisson. Après l'avoir terrassée, ils la bâillonnèrent et lui lardèrent le visage de coups de couteau. Ensuite ils la martelèrent à coups de talons et lui firont subir les derniers outrâges. La malheureuse femme, blessée à mort, fut découverte hier matin, râlant sur le bord de la route. Transportée aussitôt à Cherrueix, elle expira dans la matinée.

La gendarmerie de Dol prévenue, se rendit immédiatement sur les lieux. Déjà les gendarmes avaient été avisés que des jeunes gens pris de boisson avaient la veille au soir, commis de nombreux méfaits sur la commune de Saint-Broladre. Trois personnes avaient été attaquées avec une réelle sauvagerie et les gendarmes de Pleine-Fougères avaient procédé à l'arrestation de l'un des délinquants. Celui-ci, questionné hier matin, dénonça ceux qui l'accompagnaient, et qui, il n'en faut pas douter, étaient les auteurs du crime commis à Cherrueix.

Ces jeunes, gens. Alexis Fautrel du Mont-Dol, âgé de 17 ans et Julien Guillaume, du Vivier-sur-Mer, âgé de 16 ans, habilement questionnés par M. le juge de paix de Dol et M. le maréchal des logis de gendarmerie, entrèrent dans la voie des aveux.

L'enquête continue sur cette malheureuse et tragique affaire qui a causé dans toute la région une émotion considérable, d'autant plus que les parents des deux misérables sont considérés comme des gens des plus honorables.

M. le Docteur Maigné, médecin-légiste, se rendra demain à Cherrueix pour examiner le cadavre.

 

 

 

Ouest-Éclair du 13 janvier 1926 - Page 6

 

 

Le drame de Cherrueix. Deux véritables bandits de grands chemins

 

Nous avons donné hier, les premiers renseignements recueillis, sur le crime abominable, dont se sont rendus coupables, deux jeunes gens de Mont-Dol et du Vivier-sur-Mer. Un des criminels, Julien Guillaume, est âgé de 18 ans et non de 16 comme nous l'avions écrit,  son complice est âgé de 17 ans.

Voici des détails complémentaires. Dimanche dans la soirée, trois ou quatre jeunes gens, après avoir bu trop copieusement, dans divers débits de St-Broladre où ils se livrèrent à des manifestations dignes de véritables apaches, et après avoir sommé un débitant de cette commune de leur donner à boire, voulurent renouveler  les exploits des bandits des grands chemins.

Ils attaquèrent d'abord un homme demeurant route de la Jugandière en St-Broladre et lui demandèrent son argent

Un peu plus loin, ils s’en prirent à un jeune homme qu'ils rouèrent ensuite de coups. Le malheureux leur remit les 5 Francs qu'il possédait.

Le garde champêtre de Saint-Broladre mis au courant du scandale fait par les jeunes vauriens réussit à mettre la main au collet de l’un d’eux et l'enferma. Deux des autres, Guillaume et Fautrel prirent la fuite, criant à leur camarade qu'ils allaient « en zigouiller deux ».

C'est alors que la malheureuse femme Bertrand, s'en retournant d'une réunion de famille chez son beau-frére, M. Pierre Deslandes, cultivateur au Pont-Lechard en Mont-Dol, fut accostée par les deux jeunes gens, qui consommèrent le crime abominable, que nous avons relaté hier.

Laissant là leur victime, pantelante et affreusement blessée, après avoir pris le soin de la traîner derrière un buisson d'épines, les misérables continuèrent leur route, et rencontrant peu après un jeune homme à bicyclette. M. Gilbert, de Mont-Dol, l'attaquèrent avec une véritable sauvagerie, brisant préalablement la lanterne de la bicyclette, dans le but sans doute de ne pas être reconnu. Ils jetèrent ensuite la machine à l'eau, heureusement, M. Gilbert parvint à s’enfuir.

Leurs coups faits, les bandits se rendirent au Vivier-sur-Mer où ils dansèrent une partie de la soirée. Dénoncés par leur camarade arrêté  à St-Broladre les deux misérables furent mis en état d'arrestation dans la matinée de lundi par la gendarmerie de Dol. L'un au domicile de ses parents, et l'autre dans une usine doloise où il travaillait

Les renseignements recueillis sur les deux jeunes criminels ne sont pas des plus favorables. Ils faisaient le désespoir de leurs parents, par leurs fréquentations mauvaises et leur caractère indiscipliné.

Voici comment le crime a été dé couvert lundi matin.

Deux cultivateurs, MM. Jacob et Berranger entendirent, vers 7 heures, des gémissements. Ils s'approchèrent avec une lanterne et découvrirent la malheureuse victime. Ils envoyèrent immédiatement chercher le mari et recouvrirent la pauvre femme d'une couverture après l'avoir placée sur la paille. Un médecin dolois, M. le docteur Playoust, mandé aussitôt, arriva vers 8 heures, mais à ce moment Mme Bertrand avait succombé.

L'émotion causée par cette affaire est loin d'être calmée.

 

L'autopsie

L'autopsie de la victime de cette  tragédie a été faite hier par M. le docteur Maigné, médecin légiste. Le visage de la malheureuse femme n'était qu'une plaie le nez était complètement écrasé. Le médecin légiste a constaté qu'il ne s'agissait pas de coups de couteau, mais de coups d'une matraque qui durent être portés avec une violence inouïe. D’ailleurs les criminels ont déclaré qu'ils s'étaient servis d'un manche de massette volé par eux à un vieux cantonnier qu'ils avaient précédemment attaqué à Saint-Broladre.

Le docteur Maigné a établi que la mort n'avait pas été occasionnée par les coups reçus, si violents qu'ils aient été.

Mme Bertrand, personne de 52 ans, ayant perdu beaucoup de sang, a succombé des suites d'une congestion causée par la nuit entière qu'elle avait passé dans le champ.

 

L'enquête
M. Favidan, procureur de la République, a tenu, de son côté, à se rendre sur les lieux du drame, et son enquête a confirmé ce que nous avons dit déjà du crime.

 

 

Ouest-Éclair du 14 janvier 1926 - Page 5

 

 

Le drame de Cherrueix

Comment il commença à Saint-Broladre

 

Alexis Fautrel et Julien Guillaume, les jeunes criminels s'étaient, comme nous l'avons dit, fait la main au cours de différents exploits accomplis à Saint-Broladre.

Une première scène se passa au café Gesbert, où Fautrel et Guillaume se présentèrent vers 18 heures. Ils ne paraissaient pas ivres, a déclaré M. Gesbert mais tenaient de tels propos, ponctués de coups de poings sur la table que la débitante refusa de les servir.

Fautrel, sur l'invitation de M. Gesbert, qui le connaissait, sortit du café, mais Guillaume y resta et se jeta sur M. Gesbert, le jeune bandit allait être le plus fort quand survint M. Maubèche, forgeron, dont l'intervention amena Guillaume à ouvrir sou couteau. M. Maubèche put le renverser à terre et l’y maintint jusqu’à l’arrivée du garde champêtre M. Glé.

Le garde champêtre désarma Guillaume, garda son couteau et l'ayant invité se tenir désormais tranquille, le laissa aller.

Hélas Guillaume sautant sur sa bicyclette allait rejoindre Fautrel plus furieux que jamais. Et ce fut alors l'attaque par les jeunes bandits de deux casseurs de pierres, Jean Auvray, de la Sauvagère, et Pierre Ferré, de l'Angle.

Il était alors 18h15, M. Auvray fut attaqué au cri classique de « la bourse ou la vie ». Il reçut de nombreux coups au visage et s'estima heureux de s'en tirer ainsi, l'un des agresseurs parlant de le jeter à l'eau. M. Ferré, attaqué lui aussi, dut remettre aux jeunes gens un billet de cinq Francs.

Cette scène s'était passée au Pont Thomas. Fautrel et Guillaume continuèrent leur route dans la direction de Cherrueix, où ils allaient rencontrer Mme Bertrand, qui rentrait tranquillement d'une réunion de famille.

Nous ne reviendrons pas sur cette scène de meurtre qui fut atroce. il restera à l'instruction d'établir quelle fut la part précise de chacun des deux inculpés qui depuis leur arrestation se sont rejetés la responsabilité du crime.

Quel fut celui des deux qui porta les coups du manche de massette dérobée précédemment à l'un des casseurs de pierres, au Pont Thomas ? Ce point n'a pas encore été éclairci, mais l'on sait que ce fut Fautrel qui, la victime étant à terre, lui piétina le visage à coups de talons.

Leur crime accompli, les misérables traînèrent la malheureuse femme dans le champ où on devait la trouver lundi matin.

Ce fut ensuite l'attaque manquée contre M. Gilbert, neveu du Maire de Cherrueix, et le retour au Vivier-sur-Mer, où la conscience tranquille, les bandits allèrent danser.

 

Écroués à la Victoire

Fautrel et Guillaume ont été emmenés hier après-midi à la prison de Saint-Malo.

Une foule nombreuse, massée à la grille des quais de la gare de Dol, a poussé des cris hostiles au moment où les deux criminels ont pris le train. A leur arrivée à Saint-Malo, ils paraissaient plutôt abattus.

Ils ont été conduits aussitôt au Parquet. M. Boucly, juge d'instruction, leur a fait subir un premier interrogatoire ; ils ont été écroués à la Victoire.

 

 

Ouest-Éclair du 15 janvier 1926 - Page 5

 

 

Le crime de Cherrueix

Quelle fut la part exacte de chacun des deux bandits ?

 

A leur arrivée au Parquet les deux auteurs du crime de Cherrueixont été longuement interrogés par M. Boucly juge d'instruction, qui a cherché à établir quel fut leur rôle respectif.

Julien Guillaume, né au Vivier-sur-Mer le 25 novembre 1908, se disant marin-pécheur, avait voulu d'abord rejeter toute la responsabilité sur Fautrel, prétendant que le seul méfait commis par lui avait été, lors de l'attaque contre M. Gilbert, au carrefour de l'Aumône, alors qu'il avait jeté la bicyclette de M. Gilbert dans l'étang qui borde la route. Il n'a pu persister longtemps dans cette attitude et il a reconnu, en ce qui concerne le meurtre de Mme Bertrand, que l'ayant croisée avec Fautrel, tous les deux s'étaient mis à sa poursuite. D'après lui, ce fut Fautrel qui sauta à la gorge de la femme et la renversa. Guillaume reconnaît l'acte odieux qu'il accomplit alors pendant que Fautrel frappait la malheureuse avec une telle violence que le bâton dont il se servait, le manche de la massette volé au cantonnier, se brisa... Le juge d'instruction a inculpé Guillaume de viol et d'homicide volontaire.

Alexis Fautrel, de quelques mois plus âgé que Guillaume est né à Saint-Broladre le 12 août 1908. Comme Guillaume, il voulut d'abord rejeter sur son complice toute la responsabilité. Or il a dû reconnaître que sa part était également terrible. Ce fut lui qui frappa d'abord les deux casseurs de pierres, Auvray et Ferré, rencontrés au Pont-Thomas. Ce fut lui qui parla également de jeter l'un d'eux à l'eau et s'empara du billet de cinq Francs que possédait Ferré. En ce qui concerne le meurtre de Mme Bertrand il a prétendu n'avoir frappé la malheureuse que de quelques coups de poing, alors que Guillaume satisfaisait sa passion. Il a même accusé son complice d'avoir frappé la malheureuse après son acte de bestialité.

Cependant il a reconnu qu'il s'était servi du manche de massette dérobé au casseur de pierres. Il est inculpé de vol et d'homicide volontaire.

En somme, malgré leurs réticences, il parait certain que les deux misérables ont une part à peu près égale dans le meurtre de Mme Bertrand. Ce fut, en effet, d'un commun accord qu'ayant dépassé la malheureuse femme, ils se mirent ensuite à sa poursuite pour l'attaquer et on retrouve le même accord, l'attaque terminée, pour traîner leur victime derrière la haie du champ voisin. Un point important sera à éclaircir, c'est le degré d'ivresse dans lequel se trouvaient Guillaume et Fautrel dans la soirée de dimanche. Ils avaient bu dans l'après-midi à Saint-Broladre, l'arrestation par le garde-champêtre de leur camarade Blin pour ivresse l'établit. Cependant M. Gesbert, débitant à Saint-Broladre, qui d'ailleurs leur refusa à boire en raison de leur excitation, à déclaré qu'ils n'étaient pas ivres. De ce fait, ils purent repartir à bicyclette. Il n'en reste pas moins que les deux jeunes gens n'étaient pas dans leur état normal. Qu'avaient-ils donc bu pour être devenus comme enragés sans être ivre ?

Fautrel sera assisté à l'instruction par M. Douet et Guillaume pur M. Gasnier-Duparc.

 

 

 

Ouest-Éclair du 17 janvier 1926 - Page 6

 

 

Le crime de Cherrueix

 

L'état anormal dans lequel se trouvaient Alexis Fautrel et Julien Guillaume, les jeunes meurtriers de Cherrrueix, au moment de leur crime, appelait une enquête approfondie sur l'emploi de leur temps dans l'après-midi de dimanche.

Cet enquête a permis d'établir que Fautrel et Guillaume, accompagnés de leur ami Blin, étaient arrivés dans l'après-midi vers 13 h 30 à Saint-Broladre. Ils avaient mangé chez Mme Plainfossé et après avoir bu le café, ils avaient fait le tour des différents cafés du bourg, où ils burent du cidre et surtout du vin blanc. On les suit ainsi au café Goblé, au café Chappé et enfin au café Gesbert, où ils vidèrent une bouteille de vin blanc.

Vers 16 h. 45, Guillaume et Fautrel n'étaient pas ivres, mais Blin roula par terre et demeura couché sur l'accotement de la route où le garde champêtre devait le ramasser. Ses deux compagnons allaient rester jusqu'à 6 heures au bourg de Saint-Broladre, ne s'inquiétant que peu de leur camarade et préoccupés surtout de trouver encore à boire. Vers 6 heures on les retrouve au café Gesbert où se place la première scène de violences que nous avons relatée, scène motivée par le refus de la débitante de les servir en raison de leur surexcitation, puis ce fut le départ vers Cherrueix, l'attaque des deux casseurs de pierres au Pont Thomas et enfin le meurtre de Mme Bertrand.

De l'enquête, il résulte qu'au départ de Saint-Broladre, Guillaume et Fautrel n'étaient pas en état complet d'ivresse, mais excités par leurs nombreuses libations dans tes cafés du bourg.

Signalons, en outre, que l'un des casseurs de pierre attaqué par les deux malfaiteurs, Pierre Ferré a fini par retrouver dans ses poches le billet de 5 Francs qu'il supposait lui avoir été volé par Fautrel. L'inculpation de vol relevée contre ce dernier disparaît donc de ce fait.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 février 1926 - Page 4

 

 

Mérite agricole

 

Est nommé officier : M. Lecompte,cultivateur à Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 25 février 1926 - Page 5

 

 

Médaille de la famille française

 

La médaille d'or de la Famille française vent d'être décernée à Mine Joseph Tunnel, demeurant à Dol, rue Ceinte, mère de 11 enfants.

 

La médaille d’argent a été décernée à Constant DORY de Cherrueix (9 enfants).

 

 

 

Ouest-Éclair du 26 mars 1926 - Page 5

 

 

Tué par un coup de pied de cheval

 

Lundi soir, vers 6 heures 30, M. Joseph Pigeon, domestique chez M. Jean-Baptiste Lecoq, cultivateur à la Hamelinais, en Cherrueix, était occupé à nettoyer les pieds d'un cheval revenant du travail, quand soudain l'animal, habituellement très doux, lança une ruade au malheureux domestique qui fut atteint au dessus de la tempe.

M. Lecoq fut relevé sans connaissance, la tête ensanglantée.

Après une nuit et deux jours entiers d'atroces souffrances, le blessé fut transporté hier matin en automobile à l'hôpital du Rosais, à Saint- Servan, où il succomba peu après son arrivée.

Le malheureux domestique, qui était âgé de 23 ans, est originaire de Baguer-Pican.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 avril 1926 - Page 5

 

 

École d'agriculture d'hiver

 

Mercredi 31 mars ont eu lieu Dol les examens de fin d'études de l'Ecole d'agriculture ambulante d'hiver de l'arrondissement de Saint-Malo, dont la deuxième session, 1925-1926, s'est tenue à Dol-de-Bretagne. Ces examens, passés par les professeurs de l'École, sous la présidence de M. Pic, directeur des Services agricoles, et en présence du Conseil de surveillance et de perfectionnement, ont montré que la très grande majorité des élèves ont acquis ces notions précises et solides sur les principales questions intéressant l'agriculteur de la région et largement profité de l'enseignement. Sur 52 élèves inscrits, 42 ont suivi assidûment les leçons théoriques et surtout pratiques de l'École. 33 ont obtenu le certificat d'instruction. Ce sont ...

Maillard Joseph, de Cherrueix, 59 points, ...

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 août 1926 - Page 5

 

 

Un enfant se jette sous une automobile

 

Un publiciste revenait lundi soir en automobile de Saint-Benoît-des-Ondes où il est allé conduire des fillettes dans une colonie scolaire. Il était arrivé près du village du Bois-Robin, en Cherrueix, quand il aperçut un enfant qui débouchait du carrefour situé a cet endroit. M. Rebuffé bloqua immédiatement ses freins, mais l'enfant, un petit garçon de 5 ans, Maurice Lainé, fils de cultivateurs habitant le village, continua à marcher devant lui et vint se jeter sous l'auto avant que celle-ci ait pu s'arrêter complètement. Heurté par le phare gauche de la voiture, le jeune Lainé fut relevé couché entre les roues arrières.

MM. le docteur Bazin, de Dol et Page, chirurgien à Saint-Malo, s'empressèrent, aussitôt prévenus, de donner leurs soins au petit blessé qui avait une fracture à la base du crâne. La gendarmerie de Dol a ouvert une enquête sur cet accident dû plus encore à la fatalité qu'à l'imprudence du bambin. La prudence de l'automobiliste est d'ailleurs unanimement reconnue par ses amis.

 

 

 

Ouest-Éclair du 15 septembre 1926 - Page 5

 

 

Comice agricole de Dol

 

Palmarès :

- Vaches de 3 à 6 ans : 2ème prix M. Pichon Jean, Les Carrées en Cherrueix

- Vaches séparées : Peigné Jean de la Haute rue du Marais en Cherrueix

- Groupe de 3 à 5 vaches : Pichon Jean de Cherrueix

- Taureaux les mieux appropriés au besoin du pays :

Taureaux de 2 à 3 ans :  1er prix: Pichon Jean de Cherrueix

 

 

 

Ouest-Éclair du 22 octobre 1926 - Page 6

 

 

Tribunal correctionnel. Coups de poing

 

Louis Chauvel, marchand de produits agricoles à Cherrueix, est prévenu d'avoir frappé Mlle Dupuis, sa voisine, le 8 août dernier, à coups de poing. Il déclare avoir seulement poussé Mlle Dupuis. M. Drouet, au nom de cette dernière demande 600 Francs de dommages-intérêts. M. Bazin présente ensuite la défense du prévenu dont il demande l'acquittement. Le Tribunal condamne Chauvel à 16 Francs d'amende avec sursis et 50 Francs de dommages-intérêts.

 

 

 

Ouest-Éclair du 28 décembre 1926 - Page 5

 

 

Collision d'autos

 

Hier dans la matinée, l'auto de M. Lemonnier, marchand d'œufs à la Larronnière en Cherrueix, est entrée en collision à La Lavanderie en Dol-de-Bretagne avec le camion-auto de M. Tézé. négociant place Touiller, à Dol, régulièrement rangé en bordure du trottoir.

Le choc fut très violent et les deux véhicules ont été endommagés. L'auto de M. Lemonnier a dû être emmenée dans un garage dolois pour y être réparée.

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 janvier 1927 - Page 6

 

 

Attaqué par un taureau furieux, un cultivateur est sauvé

par le sang-froid d'une fillette

 

Jeudi dernier, M. Pichon, cultivateur aux Carrées en Cherrueix, amenait, pour être livré en gare de Dol, un taureau de caractère fort méchant ; il était accompagné d'une petite domestique, une fillette de 13 ans.

M. Pichon ayant omis de bander les yeux de son taureau, l'animal devint subitement furieux en arrivant près de Dol et, réussissant à échapper à ses conducteurs, qui le maintenaient par une attache aux naseaux, il s'attaqua d'abord à la petite domestique qu'avec ses cornes il projeta en l'air à une grande hauteur.

Retournant ensuite sa fureur contre son maître, il le piétina et l'aurait certainement tué sans le sang-froid de la fillette qui, voyant le grand danger que courait son patron, n'hésita pas à se jeter sur le taureau et réussit il l'agripper fortement aux naseaux. Décontenancé, l'animal furieux ne put poursuivre son attaque et M. Pichon put se relever et maîtriser l'animal.

Nous sommes heureux d'adresser à la courageuse fillette, dont nous regrettons de ne pas connaître le nom, nos plus chaleureuses félicitations pour le sang-froid et le courage dont elle a fait preuve en cette dangereuse circonstance.

Ajoutons que M. Pichon a été assez sérieusement blessé et que de nombreux points de suture ont dû lui être faits par un médecin dolois.

 

 

 

Ouest-Éclair du  31 janvier 1927 - Page 5

 

 

Chapardeurs de poissons

 

Dans la nuit d'une de ces dernières marées, le pécheur Alfred Belabre du Vivier, en venant dans sa pêcherie, surprit dans son établissement, deux hommes qui s'enfuyaient à son approche et qui lui avaient dérobé pour 30 à 35 Francs de poissons divers. D'après les renseignements fournis, il s'agirait de deux jeunes gens de la commune de Cherrrueix, L. G. et L. J., âgés de 17 ans et demeurant chez leurs parents, au Rageul, en Cherrueix.

Interrogés, ils ont bien reconnu être allés dans les grèves, mais simplement pour demander ou acheter de l'appât pour leur lignes ; ils ont d'ailleurs nié s'être enfui à l'approcha du pêcheur Belabre. Le tribunal appréciera...

 

 

 

Ouest-Éclair du  5 février 1927 - Page 6

 

 

Dépôt de l'Ouest-Éclair

 

L'Administration de L'Ouest-Éclair a l'honneur d'informer ses lecteurs que L'Ouest-Éclair et l'Ille-et-Vilaine seront désormais en dépôt, à Cherrueix, chez M. Lesénéchal et chez Mme veuve Gesbert.

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 avril 1927 - Page 5

 

 

A Cherrueix un pêcheur disparait enlisé

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, deux pêcheurs de Cherrueix étaient allés en grève pêcher aux environs des crassiers, endroit particulièrement dangereux où de nombreux accidents se sont déjà produits.

Lundi matin, vers 7 heures, l'un des deux pêcheurs revint seul ; son camarade, un nommé Yves, avait disparu sans qu’il soit possible à son compagnon d'expliquer sa disparition soudaine. Le pêcheur a-t-il, selon toutes probabilités, été enlisé dans la tangue mouvante ou bien pris d'un malaise soudain, s’est-il laissé happer par la mer ? Il est impossible de le dire. Son camarade pêchant assez loin de lui ne s’est aperçu de rien. C’était du reste la nuit noire et le malheureux pêcheur fut sans doute trompé sur la direction qu'il devait suivre. Peut-être se sentant perdu appela-t-il au secours, mais le bruit de la mer couvrit ses appels. Son compagnon n’entendit rien.

Quoi qu'il en soit, une malheureuse veuve pleure l'heure actuelle son mari disparu à jamais.

Des recherches ont été faites hier après-midi pour retrouver le corps du pêcheur. Nous ignorons encore si elles ont donné des résultats.

 

 

 

Ouest-Éclair du 7 avril 1927 - Page 5

 

 

La victime des sables n'est pas encore retrouvée

 

Nous avons annoncé hier l'enlisement d'un pêcheur dans les grèves de Cherrueix.

Voici dans quelles circonstances ce navrant et terrible accident se produisit :

A l'occasion de la grande marée d’équinoxe, deux hommes habitant la commune de Cherrueix, MM. Jules Flament et Isidore Yves avaient décidé d'aller, la nuit, à mer basse, pêcher la crevette dans la baie de l'Etou. Ils partirent vert 11 heures du soir.

Ils s'en allèrent fort loin en grève, la mer se retirant à plusieurs kilomètres, mais, vers le milieu de la nuit, la mer commençant à monter, les obligea à reprendre le chemin du retour. Les deux hommes, qui ne pratiquaient la pêche qu'exceptionnellement et ne connaissaient pas suffisamment les grèves, furent trompés par la nuit profonde et s’égarèrent complètement, se dirigeant vers des endroits particulièrement dangereux aux abords de la baie du Mont-Saint-Michel, ou les « sables mouvants » sont des plus perfides. Au lieu d'obliquer vers la droite, dans la direction de Cherrueix où était le salut, les deux hommes allaient nettement vers la gauche, vers le lit du Couesnon, vers la mort. Bientôt, ils s’enfoncèrent dans la vase jusqu'à mi-corps et n'en sortaient qu'avec d'extrêmes difficultés.

Après avoir marché longuement au milieu des ténèbres, la mer les talonnait sans répit, les deux malheureux recrus de fatigue, se virent perdus. La vase les retenait toujours davantage et ils songèrent alors avec une frayeur mortelle au terrible enlisement qui les guettait

M. Yves s'arrêta tout à coup, retenu sans doute par la vase gluante et le malheureux jeta un cri « Nous sommes perdus ». Son camarade, M. Flament, qui marchait à une dizaine de mètres devant lui, retourna immédiatement pour lui porter secours, mais, à ce moment même, le malheureux Yves jetant un dernier cri « Je meurs » disparut englouti.

Échappé par miracle à l'enlisement atroce, M. Flament, désespéré, continua d'avancer et, après de cruelles alternatives, le jour naissant, lui permit de s'orienter enfin.

Mme Yves  à laquelle son mari avait déclaré la veille au soir qu'il rentrerait vers 5 heures du matin, ne le voyant pas revenir à l'heure dite, s'en fut errer le long de la grève pour se rendre compte du motif de son retard. A ce moment la grève couvrait les pêcheries et pas un homme en vue. Bien que saisie d'un funeste pressentiment, la pauvre femme espérait néanmoins que son mari avait pu aborder sur un autre point, lorsqu'elle vit le camarade de l'infortuné qui, venant seul à sa rencontre ne put dire que ces paroles : « Pauvre femme ». La malheureuse comprit alors l'immense malheur qui la frappait.

Les grèves perfides avaient fait une nouvelle victime.

 

 

 

Ouest-Éclair du 11 avril 1927 - Page 5

 

 

Le corps du pêcheur mort enlisé est retrouvé

 

Nous avons signalé la fin tragique d'un marin-pêcheur enlisé par les sables de la baie du Mont-Saint-Michel. La recherche du corps de l'infortuné pêcheur a été particulièrement difficile. Elle vient d'aboutir. L'on a, en effet. retrouvé, sur la grève de Roz-sur-Couesnon, le cadavre du malheureux Isidore Yves, de la commune de Cherrueix.

Ouest-Éclair 28 juin 1927 - Page 6

 

 

Tarifs de pilotage pour Cancale et Le Vivier

 

Les tarifs de pilotage pour les ports de Cancale et Le Vivier (entrées et sorties), en toutes saisons, sont modifiés comme il suit : 

Navires à voile

Navires pris à l'Est de la pointe du Grouin jusqu'à la ligne passant par le clocher de Cherrueix par le moulin de Baguer Pican jusqu'à 300 tonneaux, par tonneau de jauge, sans que le prix du pilotage puisse être inférieur à 40 Francs, 0 Francs 30 ; au-dessus de 350 tonneaux, les prix sont abondés par tonneau en sus de 0 Francs 04.

Navires pris à l'Ouest de la pointe du Grouin jusqu'à la ligne passant par le clocher du Cherrueix et par le moulin de Baguer-Pican  0 Francs 60 à 0 Francs 06 .

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 juillet 1927 - Page 5

 

 

Auto contre voiture

 

Dimanche matin, vers 9 heures, M. C. commerçant à Saint-Malo se, rendait en automobile, accompagné de sa femme, de son fils et d'un ami à Pontorson, quand en arrivant au lieu-dit l'Aumône, croisement des routes de St-Malo à Pontorson et de Cherrueix à Baguer-Pican, il ne vit pas une voiture attelée d'un cheval venant de Cherrueixdans laquelle se trouvaient M. Lemoine, cultivateur, à Cherrueix, sa fille, sa femme et une dame Letannoux.

M. C. bloqua sa voiture, mais il ne put cependant éviter la carriole qui se renversa sur le bas côté de la route. Le cultivateur et sa fille étaient indemnes, Mme Lemonnier avait une légère blessure à la tête et Mme Letannoux se plaignait du côté. Le docteur Rolland prévenu par M. C. arriva bientôt sur les lieux et donna les premiers soins aux deux femmes ; constatant une fracture d'une cote pour Mme Letanoux.

Après s'être réconfortées à la ferme voisine de M. Ogier, les deux femmes purent regagner leur domicile.

 

 

 

Ouest-Éclair du 17 juillet 1927 page 6

 

 

Nominations ecclésiastiques

 

M. l’abbé Louis JARRY, recteur de Cherrueix est nommé curé doyen de Saint-Aubin-d’Aubigné en remplacement de M. l’abbé A. Crublet autorisé sur sa demande à se retirer du saint ministère.

 

 

 

Ouest-Éclair du 23 juillet 1927 - Page 4

 

 

Nominations ecclésiastiques

 

M. l’abbé Auguste Bruneau, recteur de Bléruais est nommé recteur à Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 août 1927 - Page 5

 

 

Délit de fuite

 

Maurice Guérin, mécanicien à Cherrueix, a circulé en bicyclette sans être muni de la plaque nécessaire. Il prit la fuite devant les gendarmes. Le tribunal le condamne à deux amendes, une de 50 Francs et l'autre de 100 Francs.

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 août 1927 - Page 5

 

 

Tuée par une auto

 

M. Videloup, boucher à Cherrueix, se rendait hier matin avec sa camionnette au marché de Dinan, quand près du village de la Croix-aux-Herbes, en Mont-Dol, il vit devant lui un troupeau de vaches que conduisait aux champs Mme veuve Roupil, âgée de 64 ans.

Mme Roupil fut heurtée et renversée par la camionnette. Sa mort fut instantanée.

La gendarmerie enquête sur les circonstances de cet accident qui ne semble pas de prime abord être imputable au conducteur de la camionnette.

 

 

 

Ouest-Éclair du 1er septembre 1917 - Page 7

 

 

Circuit cycliste à Cherrueix

 

A l'occasion de la fête de Cherrueix, le dimanche 11 septembre, le Comité organise pour ce même jour une grande course régionale de bicyclettes, dotée de 700 Francs de prix et de nombreuses et superbes primes.

Cette course se disputera sur une distance de 100 kilomètres (5 fois le circuit Cherrueix, Dol, Le Vivier, Cherrueix). Elle est ouverte aux coureurs de toutes catégories, licenciés et non licenciés.

Détail des prix : Premier, 250 Francs ; 2ème 150 Francs.; 3ème 100 Francs ; 4ème une paire de roues ; 5ème 50 Francs ; 6ème 20 Francs ; 7ème une roue libre.

Les engagements sont reçus dès maintenant chez M. Jean Letannoux à Cherrueix. Ils sont fixés à 3 Francs. Cette somme peut être adressée en timbres-poste ou mandat.

Le départ de la course aura lieu à 15 heures (heure nouvelle).

 

COURSE A PIED

Le Comité des fêtes de Cherrueix organise pour le 11 septembre prochain, jour de la fête locale, une course à pied régionale, dotée de plusieurs prix d'une valeur totale de 150 Francs, Distance 5.000 mètres.

Les engagements, fixés à 2 Francs, seront reçus chez M. Jean Letannoux à Cherrueix.

 

 

 

 

Ouest-Éclair du 9 septembre 1927 - Page 6

 

 

Un ouvrier agricole mortellement blessé

 

Ces jours derniers, M. Marie Hallet, ouvrier agricole, demeurait à Cherrueix, était occupé avec un camarade à herser un champ dépendant de l'exploitation de M. Jean Pichon, cultivateur aux Carrées en Cherrueix. Chacun des deux hommes conduisait un cheval. Soudain, celui qui était dirigé par le camarade de M. Hallet s'emballa. Ce dernier courut pour arrêter l'animal, mais au moment où il allait l'atteindre, la herse à laquelle le cheval était attelé ayant heurté un pommier, se redressa et en retombant l’une des pointes acérées de cet instrument atteignit M. Hallet à la hanche et se planta dans les reins.

Très grièvement blessé, l'infortuné ouvrier agricole reçut les soins de M. le docteur Bazin, de Dol, qu'on avait prévenu par téléphone. Le médecin ordonna le transport immédiat du blessé dans une clinique de Saint-Malo où il est décédé dimanche dernier, après d'horribles souffrances. Le malheureux ouvrier était père de 5 enfants dont le dernier est âgé de 20 mois.

De plus, la veuve qu'il laisse pour assurer le pain des orphelins est infirme.

 

 

 

Ouest-Éclair du  15 septembre 1927 - Page 7

 

 

Résultats de la régionale de Cherrueix (100 km)

 

La course régionale de bicyclettes, organisée à Cherrueix dimanche dernier, regroupait, au départ, plusieurs fines pédales de la région.

La lutte fut farouche entre les trois premiers sur tout le parcours.

L'arrivée s'effectuera dans l'ordre suivant : 1er Eugène Archambault couvrant les 105 kilomètres du parcours en 3 h. 28' ; 2ème Guérin Maurice, à une longueur ; 3ème Bly Ernest, 100 mètres ; 4ème Chuinard ; 5ème Sénéchal ; 6ème Guérandel. Les autres ont abandonné.

Les primes furent gagnées par Archambault (2); Guérin (4) et Bly (1).

 

 

 

Ouest-Éclair du 6 octobre 1927 - Page 4

 

 

Obsèques / Cherrueix

 

Vous êtes prié d'assister au convoi et à la messe d’enterrement de :

 

Monsieur Eugène LETANNOUX

veuf de Dame Anne-Marie CLISSON,
décédé en sa demeure le 4 octobre dans sa 63ème année muni des sacrements de l'Église,

 

qui auront lieu le vendredi 7 octobre, à 10 heures en l’église de Cherrueix.

De la part de MM Eugène et Jean Letannoux ses fils, M. et Mme Marcel Lambert, son gendre et sa fille, de Mle Eugénie Letannoux sa fille de Mle Annick Lambert sa petite fille et des familles Letannoux, Lambert, Clisson et Cœuru.

 

 

 

Ouest-Éclair du 20 octobre 1927 - Page 6

 

 

L'électrification des campagnes

 

La compagnie Lebon procède actuellement à l'électrification des campagnes du canton de Cancale.

Depuis samedi dernier, l'électricité fonctionne à la satisfaction de tous à Saint-Méloir-des-Ondes. Les travaux sont en cours d'exécution à Saint-Coulomb et, dans quelques semaines, toutes les communes de la côte : le Vivier, St-Benoît-des-Ondes, Hirel, Vildé-la-Marine et Cherrueix, auront l'électricité.

 

 

 

Ouest-Éclair du 29 octobre 1927 - Page 6

 

 

Entre voisins

 

Mardi après-midi, M. Théophile Delépine, 30 ans, cultivateur au village du Lac en Cherrueix, a malmené sa voisine, Mme veuve Benoît 36 ans, marchande de poissons.

On enquête.

 

 

 

Ouest-Éclair du 4 février 1928 - Page 7

 

 

Accident de bicyclette

 

Tribunal correctionnel. Le 20 octobre dernier, par nuit noire, le jeune Marcel Chuinard circulait à bicyclette et renversa M. Renaut, cultivateur à Cherrueix. M. Renaut, qui est blessé assez grièvement, est atteint de surdité.

Après plaidoirie de M. Douet, le tribunal met l'affaire en délibéré.

 

 

 

Ouest-Éclair du 12 février 1929 - Page 7

 

 

Obsèques de M. Lecompte, ancien maire

 

Vendredi matin ont été célébrées à Cherrueix, au milieu d'une énorme affluence, les obsèques de M. Alfred Lecompte, maire de cette commune, conseiller d'arrondissement, officier du Mérite agricole, décédé à l'âge de 54 ans, après une longue et cruelle maladie.

Au cimetière, des discours ont été prononcés par M. Lemonnier adjoint de la commune, M. le conseiller d'arrondissement de Pleine-Fougères, M. Blin, au nom des anciens combattants, M. le commandant Stourm maire de Dol et conseiller général, et M. le sous-préfet de Saint-Malo.

En cette douloureuse circonstance, nous prions Mme Veuve Lecompte et toute la famille du regretté défunt, d'agréer nos bien sincères condoléances.

 

 

 

Ouest-Éclair du 14 février 1928 - Page 6

 

 

Les inondations

 

La situation devient vraiment angoissante dans la région doloise. Le niveau des eaux s'élève sans cesse. Dans le marnais, aux environs du Pont-Labbat, la crue s'accentue chaque jour et des centaines d'hectares disparaissent sous une épaisse nappe liquide. Ce n'est pas sans une réelle appréhension que certains habitants de ces parages voient ces eaux avancer très près de leurs maisons.

Aux alentours de Dol, l'inondation s'étend sans cesse il l'ancienne usine, à proximité du chemin de Légeard et en contrebas de la partie ouest du boulevard Deminiac, ainsi que sur divers autres points.

La route de Cherrueix est en partie coupée aux abords de la « Maison Rouge ».

La Bruyère n'est plus qu'un immense lac et en certains endroits, l'eau y atteint une très grande profondeur.

Aux abords de Lillemer, les routes sont complètement submergées et le desservice d'un grand nombre d'habitations doit se faire en doris !

 

 

 

Ouest-Éclair du 22 juillet 1928 - Page 7

 

 

Obsèques de M. Victor Pincé

 

Vous êtes priés d'assister au convoi et à la messe d'enterrement de :

 

Monsieur Victor PINCÉ

décédé aux Salles en Cherrueix dans sa 53ème année, muni des sacrements de l’église,

 

qui auront lieu en l’église de Cherrueix demain lundi 23 avril à 10h30 du matin (heure ancienne). On se réunira à la maison mortuaire 9 h 30.

De la part de son épouse née Jeanne-Marie Chapdelaine, de Victor, Ernest, René et Marcel Pincé ses fils, Marie et Angèle Pincé ses filles et des familles Pincé, Chapdelaine et Leblay.

Le présent avis tient lieu de faire-part.

 

 

 

Ouest-Éclair du 27 juin 1928 - Page 5

 

 

Un homme meurt enlisé dans la baie

 

Dimanche après-midi, M. Jean-Marie Bastard, cultivateur au village de la Saline, commune de Cherrueix, était allé pêcher en grève sous Sainte-Anne, aux environs « des Crassiers » endroit particulièrement dangereux de la baie du Mont Saint-Michel où les sables mouvants abondent et où, déjà, de nombreux enlisements se sont produits, le dernier il y a un peu moins de deux ans et dont un autre pêcheur amateur, M. Yves, également cultivateur à Cherrueix fut victime.

Que se passa-t-il ? On ne saurait le dire exactement. Sans doute M. Bastard tomba-t-il dans un trou de vase où il s'enlisa et où la mer montante vint le surprendre

Toute la soirée de dimanche on le rechercha en vain. Ce fut seulement lundi matin que le flot rejeta le cadavre de l'infortuné cultivateur sur la grève.

M. Bastard était âgé d’une soixantaine d’années. Il était marié et père de famille.

 

 

 

Ouest-Éclair du 28 juin 1928 - Page 6

 

 

Noyé dans un puits

 

Ces jours derniers, M. François Louvrier, âgé de 23 ans, demeurant chez sa mère au village de la Pichardière, commune de Cherrueix, était allé puiser de l'eau à un puits situé près de chez lui, lorsque sans doute pris d'une des fréquentes crises d'épilepsie auxquelles il était sujet, il tomba dans le puits très profond. Ce fut sa mère qui trouva le malheureux jeune homme noyé. Son cadavre fut retiré par des voisins au moyen d'une échelle et d'une gaffe.

 

 

 

Ouest-Éclair du 21 juillet 1928 - Page 4

 

 

Un chat enragé griffe une fillette

 

Ces jours derniers, une fillette de 15 mois, la jeune Angèle Delépine, dont les parents habitent le village du Han, commune de Cherrueix, s'amusait avec un jeune chat de quelques mois, quand l'animal, soudain furieux, griffa cruellement l’enfant.

Devant les allures suspectes du jeune chat, celui-ci fut abattu et l'autopsie fut pratiquée par M. Petit docteur vétérinaire à Saint-Broladre, qui déclara que cet animal était atteint de la rage.

L'enfant a été dirigé sur l'Institut Pasteur à Paris.

Le service départemental vétérinaire a en outre ordonné que tous les chiens qui ont pu se trouver en contact avec le chat enragé soient immédiatement abattus.

 

 

 

Ouest-Éclair du 11 août 1928 - Page 5

 

 

Nominations ecclésiastiques

 

Monsieur l’abbé Jean TIZON, prêtre de la dernière ordination est nommé vicaire à Cherrueix.

 

 

 

Ouest-Éclair du 21 août 1928 - Page 6

 

 

Une automobiliste blesse grièvement un cycliste et s’enfuit

 

Ces jours derniers, M. Louis Dupuy, 39 ans, cultivateur à La Larronnière en Cherrueix, rentrait chez lui à bicyclette, quand auprès de l'Aumône, il fut renversé par une auto conduite par une femme, alors que cependant M. Dupuy tenait bien sa droite.

Le cycliste fut blessé à la cuisse et sa machine fut très sérieusement endommagée.

L’autombiliste s’arrêta mais en apercevant M. Dupuy à terre, elle s'écria ironiquement « Oh il n'est pas mort » et remonta immédiatement en voiture, après avoir refusé de donner son nom puis fila aussitôt. Un témoin de l'accident, M Placide Beaudouin a pu relever le numéro de l'auto qui a été transmis à la gendarmerie.

 

 

 

Ouest-Éclair du 24 novembre 1928 - Page 6

 

 

Une vache tuée par une auto

 

Le 22 novembre, vers 17 heures, M. Loisel, cultivateur au Boisbrillant en Iffendic, rentrait avec un troupeau de 5 vaches, lorsqu'il fut rejoint par une auto venant d'Iffendic, conduite par M. Videloup, boucher à Cherrueix. Au moment où l'auto arrivait à hauteur du troupeau, une vache, voulant traverser la route, fut heurtée à la tête par l'aile droite du véhicule et elle fut tuée sur le coup.

 

 

 

Ouest-Éclair du 27 décembre 1928 - Page 6

 

 

Un dramatique suicide

 

Lundi matin vers 5 heures, une personne habitant de village du Lac, commune de Cherrueix, Mlle J. frappait à la porte d'une de ses voisines, en la priant de lui ouvrir. Cette dame ayant accédé au désir de Mlle J. cette dernière lui dit « Voyez dans quel état je me trouve. J'ai essayé de me noyer, mais n'ai pu réussir ». En effet, Mlle J. était complètement trempée. Elle était pieds nus et avait l'air absolument égaré. Sa voisine lui conseilla d'aller se coucher et l'accompagna à son domicile, puis rentra chez elle.

Vers midi, elle retourna à nouveau chez Mlle J.. Elle l'aperçut alors vomissant abondamment et rejetant une matière verdâtre. Elle la questionna de nouveau. Mle J. lui dit avoir avalé une grande quantité de sulfate de cuivre (vitriol bleu) dont elle avait employé précédemment une certaine quantité pour la mise en état du blé ensemencé

Un médecin de Dol fut immédiatement appelé, mais peu avant son arrivée, Mlle J. décédait.

Le praticien constata le décès et conclut à un empoisonnement par le sulfate de cuivre.

Mlle J. était neurasthénique et depuis quelque temps elle ne semblait plus avoir ses idées bien nettes. Elle avait du reste manifeste à maintes reprises l'intention de se donner la mort.

Un fait suffirait seul à prouver que cette demoiselle n'était plus responsable de ses actes. Alors qu'elle était très économe et très ordonnée, elle avait, la veille de sa fatale détermination, laissé se répandre entièrement le contenu d'un tonneau de cidre.

La gendarmerie de Dol a procédé à une enquête pour essayer d'établir les causes de ce dramatique suicide.

 

 

 

Fin des extractions

 

La période ouverte à la consultation s’arrête actuellement en 1944

après l’épuisement du délai légal de carence de 70 ans.

 

Pierre Pétour

 

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