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21 – Histoire du monument aux morts de Cherrueix

Publié le par Pierre Pétour

Histoire du monument aux morts de

CHERRUEIX

 

1919-1921 - L'érection du Monument aux Morts

 

Le 27 juillet 1919 il est proposé aux communes de participer le 3 août suivant à "une fête de la reconnaissance Nationale aux poilus de la Grande Guerre" organisée par "L'Union des Grandes Associations Françaises". Le Conseil de Cherrueix préfère d'abord ériger dans la commune un monument aux morts et reporter cette fête au jour de l'inauguration de ce monument. "Il est donc décidé qu'un monument sera élevé dans la commune par une imposition communale plus une souscription faite par les conseillers municipaux chacun dans son  quartier. Les conseillers, pour donner l'exemple, versent immédiatement chacun une somme variant de 20 à 100 F et recueillent ainsi 1050 F".

 

En septembre, la souscription a rapporté 3.900 F. Le prix du monument étant de 4.500 F (arrivé en gare de Dol) plus 500 F à prévoir pour le transport, le soubassement et l'érection, il manque 1.100 F qui seront versés par la commune.

 

En juin 1920 il est décidé que le monument sera érigé dans la partie nord du cimetière actuel et en février 1921 le conseil municipal vote 1.000 F au comité chargé de l'organisation des fêtes d'inauguration du monument aux "Morts pour le France" et remercie Monsieur Haigron, agent-voyer cantonal qui n'a voulu accepter aucune rémunération pour les plans et devis de ce Monument aux Morts.

 

 

1961- 1965 – Remplacement du Poilu par une flamme

 

En octobre 1961, la statue du Poilu menaçant ruine, le conseil municipal décide de le remplacer par une autre sculpture.

En juillet 1964 est accepté le devis de Monsieur Bouillon[1] qui propose, pour un montant de 3.750 F, une "flamme du souvenir".

La statue du Poilu, vu son importance symbolique, ne pouvait être jetée à la décharge. Après enquête auprès des anciens combattants de la commune et avec l'avis de ces derniers, monsieur Francis Roupi, conseiller Municipal, proposa qu'il soit enterré sous le parterre même du monument, ce que le conseil accepta sur le champ.

Suite à des ennuis de santé de Monsieur Bouillon le projet subit des retards et la flamme ne fut mise en place qu'au cours de l'année 1965.

 

[1] Monsieur  Bouillon tient un magasin de monuments funéraires à DOL et a reçu jadis le titre de meilleur ouvrier de France dans la section sculpture de la pierre.

 

 

Le monument aux morts de 1921

Le monument aux morts de 1965

Le monument aux morts actuels

et son inauguration

La croix éphémère…

Cette dernière version avait été conçue avec une croix en règle avec le fait que les morts pour la France qui y figurent avaient tous, dans leur jeunesse, été élevés dans la religion catholique.
 

Quelques jours avant l’inauguration il fallut la détruire en raison de la loi interdisant tout caractère religieux à un monument public.
 

…C’est d’autant plus surprenant que l’église et un calvaire sont situés à quelques mètres et appartiennent à la commune.

 

 

André Philippe, 47 ans d'action avec les anciens Combattants

 

Ouest-France le 18/01/2017

André Philippe, le président, assis à droite, avec Jacques  Roze et Michel Pincé. Debout : Jean-René Dioré,
Louisette Guillaume,Claudine Thébault, le maire et conseiller départemental, Jean-Luc Bourgeaux, et Chantal Roupie.

 

L'association des anciens combattants des guerres d'Algérie, Tunisie et Maroc (CATM) réunit tous les ans ses adhérents en janvier pour son assemblée générale. À cette occasion, ils partagent la galette des Rois avec le maire, Jean-Luc Bourgeaux. Samedi, le président André Philippe et le bureau n'ont pas failli à la règle, en invitant également les veuves de guerre et les citoyens de la paix.

L'association a été créée en 1970 par André Philippe, lui-même ancien combattant. À ce jour, il est toujours le président, ce qui en fait un très ancien adhérent : il oeuvre depuis quarante-sept ans au bon fonctionnement et à la bonne ambiance. Avec 75 adhérents, dont 22 sont des citoyens de la paix, l'association fait perdurer la mémoire de ceux qui ont combattu en Algérie, Tunisie et Maroc, en leur rendant hommage à chaque cérémonie au monument aux morts.

André Philippe, 85 ans, n'hésite pas à rappeler que le premier drapeau a été acheté avec la trésorerie de l'association. En décembre, un nouveau drapeau est né, celui des citoyens de la paix, offert par la municipalité. Tout le monde peut devenir citoyen de la paix en devenant adhérent des CATM, afin de prolonger le devoir de mémoire, lorsque les militaires qui ont combattu pour la liberté auront disparu.

Repas choucroute le 12 mars.

André Philippe en a profité pour demander à l'assistance une personne de bonne volonté pour porter l'un des drapeaux aux diverses cérémonies, en cas d'absence de l'un d'eux. Bernard Portais a proposé sa candidature, acceptée sur-le-champ.

Les veuves de guerre et, cette année, les anciens combattants de plus de 80 ans ont reçu un colis de Noël distribué par les membres du bureau.

À retenir, la date du 12 mars, avec le repas choucroute sur place ou à emporter.

Le bureau est constitué du président, André Philippe ; Jacques Roze, vice-président ; Jean-René Dioré, secrétaire ; Louisette Guillaume, adjointe ; Michel Pincé, trésorier ; Chantal Roupie, adjointe, et Claudine Thébault, responsable des veuves de guerre. L'adhésion est de 21 €.